Budget Fédération Wallonie-Bruxelles :
beaucoup d’intentions, peu de moyens

– LE 28 NOVEMBRE 2022 –

DéFI prend acte des intentions du gouvernement, mais regrette le manque de moyens alloués à de nombreux domaines sous le giron de la Fédération, à savoir l’éducation, l’enseignement supérieur, la petite enfance, le sport, mais surtout nous nous inquiétons de l’avenir financier de la Fédération qui s’assombrit de législature en législature.

  • Publié le 28.11.2022

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Evaluation des dépenses

Tout d’abord, ce gouvernement ne se donne toujours pas les moyens d’évaluer de manière structurelle et permanente les politiques réalisées et les moyens y afférents.

Un budget établi sur de bonnes bases pour mieux cibler les investissements car l’avenir de la Fédération ne se construira pas sans fondation solide, si l’on continue dans ce sens, c’est l’effondrement financier de la Fédération. Le gouvernement de la Fédération traîne la patte depuis le début de la législature.

Michaël Vossaert, chef de groupe au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Aides crise énergétique

Pour faire face à la crise énergétique, le gouvernement a dégagé une enveloppe de 150 millions d’euros dont 25 à destination de l’enseignement obligatoire. DéFi salue cette initiative mais propose à la majorité PS-MR-ECOLO, majorité miroir du Fédéral, d’octroyer le tarif social aux PO des écoles, ainsi qu’aux associations culturelles et sportives pour qui la facture ne cesse de grimper.

Education

La réforme des fonds des bâtiments scolaires prévoit d’investir annuellement 163 millions d’euros. Pour DéFI, et en vue de respecter la jurisprudence constitutionnelle, il est capital que le programme « bâtiments scolaires” soit unique pour tous les réseaux avec un pourcentage de prise en charge, par la Fédération, du coût des travaux. Il est également essentiel de profiter de ces investissements pour améliorer les conditions matérielles des écoles de la filière qualifiante et de faire de toutes nos écoles, des établissements inclusifs. En outre, nous nous inquiétons de l’avenir du dispositif FLA qui reste un dispositif essentiel pour les élèves qui ne maîtrisent pas assez la langue d’enseignement, gage de bonne poursuite des études.

DéFI se réjouit toutefois de la concrétisation de la gratuité scolaire dans les deux premières années de l’enseignement primaire ordinaire ainsi que pour les élèves fréquentant le degré de maturité de l’enseignement primaire spécialisé. Cependant, il serait opportun d’allouer des aides financières directes à destination des élèves de l’enseignement qualifiant. En effet, c’est dans cette filière que les coûts sont les plus élevés.

Qui plus est, nous accordons une attention toute particulière à l’équipement de matériel informatique. C’est pourquoi, DéFI accueille favorablement l’augmentation de 937 000 euros pour permettre aux enseignants de s’équiper de matériel informatique suite à l’extension de cette prime aux enseignants des ESA, Hautes Écoles et directeurs de la promotion sociale.

Enseignement supérieur

Il n’y pas d’augmentation significative en matière de promotion de la réussite, où l’on sait que le taux d’échec en première année chez les étudiants est encore extrêmement élevé. Nous notons une augmentation du budget alloué aux allocations d’études, néanmoins, c’est insuffisant au vu de la crise actuelle.

Petite enfance

L’urgence est au renforcement du taux de couverture, c’est-à-dire le rapport entre le nombre total de places ouvertes et une estimation du nombre d’enfants en âge de fréquenter les milieux d’accueil.

La crise sanitaire a mis en évidence les fragilités du secteur, notamment concernant le manque de moyens humains, constamment sous pression, ainsi que le manque de places criant dans toutes les structures. Si le budget, en augmentation progressive, répond à certains besoins, ce n’est pas encore assez le cas en matière de prévention qui est, pourtant, une priorité, puisque c’est en ce sens que l’aide à la jeunesse a été réformée en 2018.

Nicole Bomele, députée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Sport

Nous n’avons toujours pas avancé sur le groupe de travail pour le financement alternatif du sport qui ne représente même pas encore 1% du budget. Cela fait pourtant 2 ans que les discussions ont commencé.

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