Réforme des pensions : « Une occasion manquée qui hypothèque l’avenir »

Le 19 juillet 2022

Près d’un an de psychodrame au sein de la Vivaldi autour de la réforme des pensions pour aboutir, aujourd’hui, à une “réformeke”. Chaque parti de la majorité a de quoi se satisfaire : meilleure prise en considération du travail effectif pour les uns, une meilleure prise en compte de la réalité des femmes pour les autres, … Mais rien pour rassurer les citoyens sur la manière dont le gouvernement compte financer leurs pensions aujourd’hui et surtout, demain.

  • Publié le 19.07.2022

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Annonces dans la presse, débats par tweets interposés, réunions accélérées pour aboutir avant les vacances parlementaires,… La réforme des pensions, ô combien importante et attendue, méritait mieux que ce mauvais scénario de saga estivale. 

La hausse de la pension minimum était déjà acquise. Désormais, cet accès à la pension minimum est conditionné à 20 ans de carrière effective, à minimum ⅘ de temps. Avec une prise en compte des congés de maternité, d’allaitement ou encore pour soins palliatifs,… Et des personnes en situation de handicap. 

Afin d’augmenter l’âge effectif de départ à la pension, c’est le retour du bonus pension pour celles et ceux qui choisissent de ne pas prendre leur pension anticipée ou de travailler au-delà de l’âge légal. “Un treizième mois pour les pensionnés”, a résumé le Premier ministre. 

Pour DéFI, la volonté du gouvernement de gommer les inégalités en matière de pension, inégalités qui touchent particulièrement les femmes, est à souligner positivement. 

Plus globalement, pour DéFI, une nouvelle fois, le gouvernement fait beaucoup de bruit pour un résultat insuffisant et s’est accordé sur le plus petit commun dénominateur entre les sept partis qui composent la Vivaldi.

Un résultat insuffisant car incomplet : quid des pensions complémentaires? Quid de la considération de la pénibilité au travail? Et surtout, quid de la soutenabilité du financement du système des pensions? Affaire à suivre, répond le gouvernement. Quel manque de courage, de vision et de responsabilité politique! 

Faut-il rappeler au gouvernement que les pensions représentent le premier poste des dépenses publiques, soit 54,3 milliards sur un total de recettes de 270,4 milliards au niveau de l’Etat belge… Soit 20,1 %!

Le dernier rapport annuel 2022 du CEV (Comité d’étude sur le vieillissement) le dit clairement : pour la soutenabilité financière et sociale de notre régime des pensions, il faudra augmenter le taux d’emploi et non pas viser uniquement la diminution du taux de chômage. Or, le CEV constate que le taux d’emploi actuel des 55- 64 ans est insuffisant à l’horizon 2030. 

François De Smet, président de DéFI : “La Vivaldi a accouché péniblement de quelques mesures qui, au mieux, corrigent certaines injustices mais ne répondent nullement aux défis d’aujourd’hui mais surtout de demain : assurer la pérennité et la justice de notre système de pensions. Une déception de plus qui tend à montrer que les différents partis de cette coalition sont davantage focalisés sur leur obstination très court-termiste d’offrir des trophées à leurs électorats respectifs plutôt qu’à trouver des solutions pérennes pour l’ensemble des citoyens et des citoyennes”.

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  • Sécurité sociale

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