Rentrée politique de DéFI :
Réparer l’État aujourd’hui pour les générations de demain

Ce dimanche 10 septembre, les militantes et militants de DéFI se sont réunis à la ferme du Biéreau, à Louvain-la-Neuve, pour le congrès de rentrée du parti amarante. Le message est clair : DéFI est prêt pour 2024. Prêt à défendre son programme et ses engagements auprès des citoyennes et des citoyens.

  • Publié le 11.09.2023

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La priorité du parti amarante se résume en une phrase : il est temps de retrouver le sens de l’État. DéFI souhaite réparer l’État pour les générations futures. « Nous nous battrons pour que vous n’héritiez pas d’une dette. Ni d’une dette budgétaire ni d’une dette écologique », a affirmé François De Smet, président de DéFI dans son discours de clôture.

Pour cette rentrée politique, ce sont des visages moins connus du parti DéFI qui ont été mis en avant. Un choix volontaire pour rappeler la diversité du parti amarante. Mais aussi l’unité avec laquelle les membres de DéFI se préparent pour la campagne à venir, tant en Wallonie qu’en Région bruxelloise et en Périphérie.

Retrouver le sens de l’État. Tel était le fil conducteur des différents discours. Pas un État éthéré, loin des préoccupations des citoyennes et des citoyens. Pas un État coupé des réalités, qui vit au-dessus de ses moyens, incarné par des hommes et des femmes plus préoccupés par les prochaines élections que par le bien commun. L’heure n’est plus aux promesses de gratuité — rien n’est jamais « gratuit », c’est toujours le contribuable qui paie — mais aux responsabilités. Donner sens à l’avenir.

Retrouver le sens de l’État, réparer l’État, comme l’a souligné le président de DéFI, François De Smet, c’est « réparer la gouvernance afin de diminuer cette emprise immorale et injuste d’un présent égoïste sur les prochaines générations. (..) Il s’agit de rendre l’espoir aux jeunes générations, et aux jeunes qui veulent se lancer en politique, auxquels je ne parviens pas à me résoudre à abandonner une planète brûlée et des caisses vides pour affronter l’avenir ».

Et de poursuivre : « Il n’est pas tolérable que nous nous contentions de dire aux plus jeunes que, en raison de deux cents années de monde industriel, ils hériteront d’une planète avec deux degrés de plus, d’un climat déréglé, des matières premières qui vont se raréfier, et des dettes publiques impayables qui les amèneront à travailler jusqu’à 70 ans, voire davantage ».

C’est pour cela que la prochaine législature doit être régalienne. « Sans cela nous n’arriverons à relever ni le défi de la sécurité, ni celui du contrat social, ni celui du climat, ni celui du redressement économique et du taux d’emploi ». Cela a deux implications :

Réparer notre État fédéral, en particulier la police et la justice.

Ce qui veut dire un État dont, bien entendu, on ne scinde ni la justice ni la police mais où l’on renforce ces dernières, financièrement et organisationnellement. « Cela signifie faire de la justice une priorité et mettre sur pied un parquet financier pour poursuivre la grande criminalité financière », souligne François De Smet. « Cela veut dire déclarer la guerre aux trafiquants de drogue pour enrayer la transformation en cours de notre pays en narco-État. Cela veut dire réinstaurer une police de proximité et placer des moyens nouveaux dans les forces de police, d’une manière plus juste, notamment en cessant de fragiliser de grandes zones comme Bruxelles ».

Assainir et simplifier les entités francophones

Le temps de l’argent gratuit fourni par des taux très bas, voire négatifs, est derrière nous. Les taux remontent sensiblement, faisant grimper les charges d’endettement et réduisant encore les marges de manœuvre. « Il faut pouvoir tenir ce langage de vérité : sans une réforme importante des administrations et des institutions, de leurs recettes comme de leurs dépenses, les institutions francophones s’avancent vers une dette ingérable, par le seul effet “boule de neige” de leurs charges d’intérêts ».

Et de résumer : « Les citoyens ne demandent pas un État confédéral, ils demandent un État qui protège leurs enfants des narcotrafiquants. Les citoyens ne demandent pas qu’on divise la santé ou la justice, ils demandent que police, justice et sécurité sociale soient efficaces. Les citoyens ne demandent pas des panels citoyens ; ils veulent des élus qui font le job, qui gèrent l’argent public avec rigueur et qui osent prendre des décisions. Les citoyens ne demandent pas aux femmes et aux hommes politiques de tout régler ; ils leur demandent d’avoir les moyens de vivre leur vie dans des conditions dignes, d’entreprendre et de créer »

« Nous voulons des politiques et des mesures crédibles, autant pour les villes que pour le monde rural, basées sur les besoins réels et prioritaires de nos concitoyens et non plus le saupoudrage politique auquel nous assistons pour satisfaire l’appétit des différents ministres et partis », a souligné Daniel Soudant, président du Comité permanent wallon de DéFI. « À bas les vieilles pratiques ! Nous voulons “servir” et non pas “nous servir”. C’est ça le sens de l’État que nous prônons pour les Wallonnes et les Wallons ».

« Le FDF fut le parti du “Bruxellois maître chez toi”, soyons le DéFI du “Bruxellois soit maître de son destin”! », a ajouté Fabian Maingain, président du Comité permanent bruxellois de DéFI. « Il est temps de doter Bruxelles de son autonomie constitutive. Il est temps de permettre aux Bruxellois de définir leur modèle de fonctionnement qui fait sens en fonction de la réalité sociologique de notre région, et qui fasse sens démocratiquement. Il est temps que la Région bruxelloise soit le reflet de sa population et de sa diversité».

Et François De Smet de conclure : « Tous ensemble, allons convaincre les citoyens qu’il y a des femmes et des hommes qui ont une haute vision de la politique et du service au citoyen — et ces hommes et ces femmes se trouvent chez DéFI. Continuons à être ce que nous sommes depuis bientôt 60 ans : le supplément d’âme de la politique belge, son poil à gratter, inclassable, combatif, déterminé et décisif. Il nous faut cesser de détruire l’État et au contraire le renforcer, pour aujourd’hui comme pour demain ».

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