Un colloque de DéFI pour tenter de trouver des solutions à l’offre insuffisante de logements abordables en Région bruxelloise

Mercredi 15 juin 2022

Ce 15 juin 2022, le groupe DéFI du Parlement bruxellois et le Centre d’étude du parti amarante organisaient un colloque autour de l’offre insuffisante de logements abordables pour les ménages bruxellois. Au-delà des constats d’usage portant sur une problématique récurrente pour bon nombre d’habitants de la Région de Bruxelles-Capitale, l’objectif du colloque était de se pencher sur des propositions concrètes pour sortir les ménages bruxellois d’une situation parfois intenable.

 

  • Publié le 15.06.2022

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L’objectif du colloque était de se pencher sur des propositions concrètes pour sortir les ménages bruxellois d’une situation parfois intenable.

En Région bruxelloise, tout le monde s’accorde sur le constat suivant : le problème n’est pas le nombre de logements disponibles mais bien le nombre de logements disponibles et abordables sur le territoire régional. Ce mercredi 15 juin, le groupe DéFI du Parlement bruxellois et le centre d’étude du parti amarante organisaient un colloque au Parlement bruxellois sur la question de l’accroissement de l’offre de logements abordables en Région bruxelloise. Les faits sont connus : de nombreux ménages bruxellois peinent à se loger sans se ruiner dans la capitale de l’Europe, où l’on constate un écart croissant entre revenu et coût des loyers et un retard prononcé dans la construction de logements abordables.

Pour la députée Joëlle Maison (DéFI), “La situation du logement abordable est très inquiétante. Il fallait rassembler des intervenants issus des mondes économique, associatif et académique, avec en ligne de mire des solutions pour des logements abordables à Bruxelles”. La députée Marie Nagy (DéFI), rappelle la nécessité de dégager des solutions : “Les ménages bruxellois se paupérisent, ont de plus en plus de mal à se loger, subissent l’inflation, quittent notre Région parfois. Chaque intervenant avait des propositions à faire pour améliorer la situation”.

Les spécialistes issus de mondes aussi divers que l’Union professionnelle du Secteur immobilier (UPSI), de l’Atelier de Recherche d’Actions Urbaines (ARAU) ou encore de l’École Polytechnique de Bruxelles (ULB) ont donc tracé des pistes pour dégager des pistes concrètes (cadre juridique et légal, fiscalité, (dé)densification, partenariat public-privé…) et créer du logement abordable en Région bruxelloise.

Pour Pierre-Alain Franck (Administrateur UPSI), il faut de la sécurité pour les investisseurs et de la confiance entre acteurs publics et privés :  “Aujourd’hui, des centaines de projets immobiliers sont stoppés à Bruxelles. Le contexte juridique est jugé trop risqué par les promoteurs. On est arrivé à un point de rupture. Il faut entrer dans une logique de partenariat, sans se pointer du doigt les uns les autres. Or, des initiatives public-privé peuvent fonctionner, comme c’est le cas avec la SLRB dans une série de projets. Mais il faut plus d’écoute entre acteurs”.

La question de la construction et de la rénovation du bâti fut aussi au cœur de ce colloque. Pour Marion Alecian (Directrice de l’ARAU), “la construction de logements sociaux et la rénovation du bâti existant sont essentielles. Pour l’ARAU, il faut réduire l’emprise de l’automobile sur la voie publique. Pour construire du logement, un point central est de s’attaquer au foncier dévolu à la voiture : parkings publics, parkings privés, petits parkings et “boxes” en intérieur d’îlot. Il faudra aussi réussir la révision en cours des outils légaux bruxellois en matière de développement territorial”.

Le professeur Vincent Gérin (Prof. ULB, CEO Anixton), a aussi dégagé une série de pistes pour proposer un logement abordable aux ménages bruxellois : augmentation du pouvoir d’achat des ménages, diminution de la fiscalité immobilière (premier bien à 6% de TVA), amélioration de l’accessibilité au financement par les banques, limitation éventuelle de l’indexation des loyers, accélération de la vitesse de délivrance des permis, révision des normes dans les projets de rénovation, réduction des superficies… La question du gel de l’indexation des loyers ne lui semble pas être la solution : “À court terme, ça semble être une bonne idée, mais les loyers pourraient augmenter lors des renouvellements des contrats de bail”. Il pointe également deux questions en rapport avec le secteur de la construction : “La pénurie est criante : on estime le manque de main-d’œuvre à 10.000 personnes en Région bruxelloise. Et la crise ukrainienne augmentera la demande de logements abordables et entraînera sans doute une hausse des coûts des matières premières nécessaires à la construction”

Le mot de la fin de ce colloque revint à Simon Willocq (Attaché parlementaire DéFI, spécialiste Logement), pour qui les différentes interventions furent assez complémentaires voire parfois compatibles les unes avec les autres :  “Les salaires bas et moyen sont affectés par la crise du logement abordable. Les pouvoirs publics ont pourtant des leviers (investissements dans l’immobilier, AIS, Fonds du Logement, avantages fiscaux…), mais ce sont des solutions à court terme. Si on souhaite faire baisser les prix sur le marché, il faut des solutions durables : réduire la TVA de 21% à 6%, raccourcir les délais de traitement des recours, favoriser l’extension de l’offre par la reconversion, remettre l’emphytéose au goût du jour, créer de bonnes conditions de collaboration entre le privé et le public… La densification soulève une série de questions, mais il faudra aussi réfléchir à la dé-densification. Et les réformes en cours du CoBAT, du RRU et du PRAS seront une occasion à ne pas manquer pour permettre aux ménages bruxellois de se loger sans se ruiner.”

 

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  • Logement

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