Après la facture pour les citoyens, l’addition pour les politiques:DéFI propose 40 réformes de gouvernance, de transparence et d’économies”

Les vives tensions qui ont entouré l’adoption du décret-programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en particulier dans le secteur de l’enseignement, ont rappelé une évidence démocratique : lorsque les gouvernements demandent des efforts aux citoyens et aux services publics, les responsables politiques doivent eux aussi faire preuve d’exemplarité. 

  • Publié le 08.06.2026

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Cela implique non seulement le respect scrupuleux des règles qui encadrent l’exercice de leur mandat, mais aussi une contribution aux efforts budgétaires imposés à la population.

Le scandale du Foyer anderlechtois et toutes les affaires qui l’ont précédées ont également rappelé le devoir des autorités d’agir pour stopper cette interminable succession d’affaires mettant en défaut des responsables politiques et nourrissant un populisme dangereux pour notre démocratie.

C’est pourquoi DéFI propose à l’ensemble des présidents de partis démocratiques francophones de co-signer sa Charte de la gouvernance et de la transparence. Sa présidente, Sophie ROHONYI, se tient par ailleurs disponible pour en discuter les modalités d’application. 

« En termes de gouvernance et de transparence, la Belgique est adepte de la politique de l’autruche. Or, s’indigner des scandales politico-médiatiques est hypocrite si, dans le même temps, rien n’est fait pour changer en profondeur les mécanismes qui les ont rendus possibles. », déclare-t-elle.

En trois ans, depuis la première version de la charte de la bonne gouvernance que DéFI avait envoyée aux autres partis, la Belgique a été secouée par au moins une demi-douzaine d’affaires de mauvaise gouvernance. Ce chiffre interpellant nous pousse aujourd’hui à proposer une version profondément renforcée afin de restaurer durablement la confiance des citoyens dans leurs institutions, mais aussi de réduire les dépenses publiques dans un contexte de tension démocratique et budgétaire qui l’exige, plus que jamais. 

La démarche est simple : prévenir au lieu de subir.

Partis politiques, parlements, gouvernements, administrations, organismes publics, provinces et communes – les 40 mesures de la Charte couvrent l’ensemble des niveaux de pouvoir et proposent notamment :

  • d’enfin encadrer le fonctionnement des partis politiques ;
  • davantage de transparence sur les rémunérations, les désignations politiques, les conflits d’intérêts et le lobbying ;
  • un plafonnement plus strict de certaines rémunérations publiques ;
  • une réduction du nombre de parlementaires, de membres de cabinet ministériel et d’intercommunales ;
  • la fin d’avantages injustifiés
  • des règles plus exigeantes en matière de cumul des mandats et d’utilisation de l’argent public.

La présidente de DéFI conclut en insistant sur l’urgence de l’enjeu: “Les responsables politiques expliquent aux citoyens qu’il faut faire des choix difficiles, réduire certaines dépenses et moderniser l’action publique. Ce débat est légitime. Mais il ne sera accepté que si les élus s’appliquent à eux-mêmes les principes qu’ils demandent aux citoyens de respecter. La responsabilité budgétaire, l’exemplarité et le respect des règles doivent commencer par celles et ceux qui les adoptent. Nous demandons donc aux différents partis d’appliquer la même rigueur face aux mécanismes qui permettent aux scandales d’émerger et de se reproduire. C’est une question de justice démocratique, de crédibilité politique et une condition indispensable pour restaurer la confiance dans nos institutions. Les épaules les plus larges que sont les élus doivent être aussi les esprits les plus éthiques.”

Charte Bonne gouvernance

 

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