Budget Arizona : on est plus proche de 500€ en moins que des 500€ en plus !

Si DéFI salue certaines avancées, notamment la création du parquet national financier, revendication de longue date du parti, le budget Arizona représente surtout un mauvais compromis “à la Vivaldi” qui rate sa cible et affaiblit ceux qui portent déjà le plus de charges.

  • Publié le 24.11.2025

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En réalité, il fait payer l’essentiel de l’effort aux familles, aux travailleurs, aux pensionnés et aux petits indépendants. Sous couvert d’éviter une hausse généralisée de la TVA, le gouvernement multiplie les taxes déguisées et les pertes de pouvoir d’achat. Surtout, aucune mesure sérieuse n’est prévue pour relancer l’économie ou stimuler la création d’emplois, pourtant indispensables pour sortir durablement du déficit et financer une vraie réforme fiscale.

Dès la première analyse, une réalité s’impose : le gouvernement fait payer davantage les citoyens tout en prétendant les protéger. 

Le saut d’index frappera la classe moyenne en plein cœur, la limitation de l’indexation au-dessus de 2 000 € touchera pensionnés et allocataires sociaux, tandis que les hausses d’accises sur le gaz résidentiel et les taxes renforcées sur plusieurs services, dont l’Horeca, alourdiront encore la facture.

Pour François De Smet, député fédéral, le constat est clair :

« Le gouvernement prétend avoir évité une hausse de la TVA ; en réalité, il a simplement trouvé d’autres manières de faire les poches des citoyens. Entre les accises, les taxes et le double saut d’index, ce budget retire plus qu’il ne donne. C’est un budget de comptables, sans vision, sans cap, sans projet, qui se contente de frapper les familles, les travailleurs et les indépendants. »

Malgré la communication gouvernementale, pour de nombreux ménages, le gain promis de 500 € pourrait se transformer en perte équivalente.

Le glissement de certains biens d’une catégorie de TVA à une autre relève du tour de passe-passe fiscal. Et la diminution de la TVA sur les boissons non alcoolisées – principalement des boissons sucrées – envoie un signal profondément incohérent en matière de santé publique.

Le principal angle mort du budget est économique : rien n’est prévu pour stimuler la croissance ou soutenir la création d’emplois

Aucun levier n’est mis en place pour encourager l’investissement, renforcer la compétitivité ou dynamiser l’activité. L’austérité, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, risque de freiner la demande intérieure et d’étouffer une croissance déjà fragile.

Sur l’énergie, les hausses d’accises frapperont une nouvelle fois les ménages, sans stratégie structurée concernant la transition, l’indépendance énergétique ou la rénovation du bâti.

La lutte contre la fraude fiscale, quant à elle, demeure insuffisante : moyens limités, coordination faible, mesures injustes maintenues.

Pour Sophie Rohonyi, présidente de DéFI, l’erreur stratégique est majeure :

« Les citoyens vont perdre du pouvoir d’achat, voir grimper leurs factures et subir des taxes déguisées. Et pour quoi ? Pour un budget qui n’investit pas dans la croissance, ne soutient pas l’emploi et ne protège pas les plus vulnérables. DéFI continuera à se battre pour un ajustement équitable, qui relance l’économie au lieu de la contracter. »

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