35 ans après la loi IVG, DéFI relance le débat au Parlement en vue de son assouplissement
Ce 3 avril, cela fera tout juste 35 ans que l’avortement est devenu un droit en Belgique. La loi Lallemand-Michielsens, soutenue entre autres par Antoinette Spaak, a offert aux femmes une avancée significative et historique de leurs droits : celle de pouvoir mettre fin à une grossesse non désirée, non plus dans la clandestinité et au péril de leur vie, mais dans un cadre légal, sûr et médicalisé
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Publié le 03.04.2025
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35 ans plus tard, DéFI constate qu’il est aujourd’hui le seul à être cohérent en défendant avec la même détermination ce droit crucial pour l’émancipation des femmes, de 1990 à aujourd’hui.
En effet, tous les autres partis politiques ont freiné ou freinent encore en 2025 tout assouplissement de la loi, qu’il s’agisse des coalitions Vivaldi (PS, Ecolo et MR côté francophone) ou Arizona (Engagés et MR).
Or, il y a urgence. Chaque année, des centaines de femmes en Belgique sont considérées par la loi de 1990 comme des criminelles, et ainsi menacées de peines d’amende; voire de peines de prison parce qu’elles doivent avorter au-delà de 12 semaines de grossesse.
Ces femmes sont ainsi contraintes de, soit avorter dans la clandestinité, avec l’aide de courageux médecins en Belgique, soit avorter aux Pays-Bas, en déboursant jusqu’à plusieurs milliers d’euros, soit mener leur grossesse non désirée à terme. Des situations qui placent ces femmes, déjà vulnérables, dans des situations d’une violence inouïe qui sont inacceptables.
C’est pourquoi, au regard de la mise au frigo de ce dossier par le gouvernement Arizona, le député fédéral DéFI François De Smet demandera l’inscription de son texte en Commission Justice du Parlement. Le débat, suspendu depuis le rejet des textes progressistes par les partis de l’Arizona alors en formation en septembre dernier, pourra ainsi être relancé au Parlement, et obliger ces partis à enfin se positionner et à dégager un consensus, comme le prévoit d’ailleurs l’accord de gouvernement intervenu entre-temps.
Chaque jour qui passe sans adaptation de la loi relative à l’avortement est un jour de non-assistance à femmes en détresse. Le rôle des politiques n’est pas de les pénaliser mais de les soutenir dans leurs choix, encore plus lorsque ces choix sont légitimés par le monde académique et les professionnels de la santé. Cessons l’hypocrisie et faisons primer la santé et l’autonomie des femmes sur les considérations purement idéologiques et partisanes.
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