Aidants proches : une exclusion programmée, un choix politique

Le 1er mars prochain, des milliers d’aidants proches seront exclus du chômage en Belgique.
❌ Pas parce qu’ils refusent de travailler.
❌ Pas parce qu’ils « profitent du système ».
Mais parce qu’ils s’occupent, jour et nuit, d’un proche malade ou en situation de handicap

  • Publié le 16.01.2026

  • min.

Cette exclusion n’est ni une fatalité, ni un effet secondaire imprévu. C’est un choix politique, que François De Smet, député fédéral DéFI, a dénoncé avec force lors de son interpellation du ministre compétent.

Des règles pensées pour des emplois « normaux », pas pour la vraie vie

À partir du 1er mars, la réforme du chômage issue de la majorité Arizona imposera une limitation maximale linéaire de 24 mois des allocations, sans tenir compte des situations de soins lourds. Une réforme aveugle aux réalités humaines, qui frappe de plein fouet celles et ceux dont la vie ne rentre pas dans des cases administratives.

Lors de son interpellation, François De Smet a mis des visages sur cette injustice

  • Yana, maman d’un adolescent lourdement handicapé, donne quelques heures de cours par semaine pour garder un lien avec la société. La réforme lui impose désormais un mi-temps pour éviter l’exclusion — une exigence physiquement impossible.

  • Isabelle, maman solo d’un enfant autiste non verbal et épileptique, doit être disponible à tout moment. Aucun emploi classique ne peut absorber une telle réalité.

  • Dimitri, père d’un enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale, a quitté son travail pour assurer les soins quotidiens. Son exclusion annoncée représente 750 euros de perte mensuelle.

Ces personnes ne sont pas indisponibles pour l’emploi par choix. Ce sont les règles du marché du travail qui sont inadaptées à leur situation.

Une promesse de soutien transformée en sanction

Le plus choquant ? L’accord de gouvernement fédéral 2025–2029 reconnaît que « les aidants proches jouent un rôle très important » et promet de renforcer leur statut et leurs droits.

Dans les faits, la réforme actuelle produit l’effet inverse :

  • le compteur vers l’exclusion continue de tourner même pendant les périodes de soins,

  • les dispenses pour soins de l’ONEM font chuter les revenus de 310 à 390 euros par mois,

  • le renvoi vers le CPAS brise l’autonomie financière des aidants et ajoute contrôles, stigmatisation et lourdeurs administratives.

👉 S’occuper d’un proche malade ou handicapé, ce n’est pas profiter du système.
C’est pallier ses manques.

DéFI exige un véritable statut d’aidant proche

Au nom de DéFI, François De Smet porte des demandes claires :

🟣 La création urgente d’un véritable statut d’aidant proche, solide et pérenne, inscrit dans le droit social fédéral, garantissant une protection uniforme sur tout le territoire.

🟣 La suspension du compteur de l’exclusion du chômage pendant les périodes de soins, afin que le dévouement familial ne soit plus sanctionné.

🟣 Des dérogations immédiates pour les aidants proches tant que ce statut n’est pas concrétisé.

Le 1er mars n’est pas une date abstraite.
C’est une échéance qui peut faire basculer des milliers de familles dans la précarité.

DéFI appelle le gouvernement à corriger sa réforme, maintenant.
Parce que la solidarité nationale ne peut pas s’arrêter là où commence l’engagement humain.

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  • Sécurité sociale

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