Délinquance juvénile : pour une réponse éducative
Face à la hausse des actes de délinquance impliquant des mineurs à Bruxelles, Gisèle Mandaila a appelé à refuser les réflexes purement répressifs pour privilégier des solutions de fond, centrées sur l’éducation et la responsabilisation
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Publié le 26.05.2025
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Des chiffres qui interpellent, un malaise profond
Les constats sont clairs : les actes de délinquance juvénile inquiètent, les chiffres sont en hausse, et les citoyens réclament des réponses. Mais pour DéFI, ces réponses ne peuvent se limiter à l’indignation ou à la punition. Derrière les statistiques, il y a un malaise social avec des parcours difficiles et un système scolaire parfois débordé.
Il n’y a pas de société sans règles, et donc sans sanctions. Mais il n’y a pas non plus de justice sans horizon de réintégration.
Miser sur l’émancipation, même après la transgression
DéFI reste fidèle à ses principes : chaque jeune, même en rupture, mérite qu’on investisse dans son avenir. Des approches éducatives alternatives, en Belgique comme à l’étranger, ont fait leurs preuves. L’Islande, les Pays-Bas ou encore certains États américains montrent qu’une politique de jeunesse ambitieuse peut inverser la tendance, sans tomber dans la logique du « tout carcéral ».
Par exemple, au Brésil, où des détenus peuvent réduire leur peine en lisant et en restituant des livres. Une preuve, selon Gisèle Mandaila, que le savoir reste un levier puissant de réinsertion, même dans les contextes les plus complexes.
Une réponse équitable
Gisèle Mandaila alerte également sur les fortes inégalités d’accès à l’éducation, au sport, à la culture ou au suivi psychosocial à Bruxelles. Selon elle, ce déficit alimente un sentiment d’abandon, particulièrement dans certains quartiers. Il est urgent de mieux soutenir les acteurs locaux de prévention et de renforcer les liens entre les différents niveaux de pouvoir.
Si les réponses éducatives échouent à produire des effets concrets, le risque est grand de voir s’imposer une approche strictement punitive. Pour DéFI, la prévention n’est pas un luxe : c’est une nécessité.
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