39 recommandations pour pour assainir la gestion du logement social.

La commission d’enquête sur le Foyer Anderlechtois devait faire toute la lumière sur des pratiques qui ont profondément abîmé la confiance des Bruxellois dans le logement social. Mais depuis le début, cette commission donne surtout le sentiment d’un mirage de transparence sous contrôle du Parti socialiste, davantage destiné à limiter les dégâts pour la majorité qu’à transformer réellement le système.

  • Publié le 09.07.2026

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L’arme la plus puissante de notre Parlement a été utilisée à des fins d’enfumage. Depuis quand fixe-t-on à l’avance la date de fin d’une enquête avant même d’avoir établi toute la vérité ?

Même Columbo ne rendait pas ses conclusions avant d’avoir posé sa dernière question. Cette manière de procéder démontre à quel point le PS a réussi à neutraliser ses partenaires de majorité. Une fois encore, on voit très clairement qui a le pouvoir dans ce gouvernement.

Jonathan de Patoul | Membre suppléant de la commission

Puisque la majorité semble décidée à refermer le dossier, DéFI transmet 39 recommandations aux secrétaires de la commission d’enquête. Le groupe DéFI insiste particulièrement sur quatre ruptures nécessaires  :

→ Supprimer toute possibilité pour les SISP de déroger à la liste d’attente, afin de garantir que l’attribution des logements sociaux repose sur des règles claires, objectives et identiques pour tous.

→ Dépolitiser les procédures d’attribution des logements sociaux, en interdisant aux membres du conseil d’administration, en ce compris le ou la président(e), de siéger au sein des organes décisionnels liés aux attributions.

→ Empêcher les administrateurs de se mêler de la gestion quotidienne des SISP, en séparant strictement leur rôle stratégique des missions opérationnelles de l’administration.

→ Réformer et renforcer la tutelle régionale sur les SISP, en confiant à Bruxelles Logement les missions de contrôle administratif, tandis que la SLRB conserverait ses missions de financement, de soutien et d’accompagnement.


Dans une Région où plus de 60.000 personnes attendent un logement social durant des années, chaque soupçon de passe-droit constitue une atteinte directe à la justice sociale.

Pour DéFI, il ne suffit donc pas de promettre de “mieux faire” : il faut retirer aux partis les leviers qui permettent l’ingérence politique.

Cette commission d’enquête me laisse un goût d’inachevé. Et ce n’est pas faute d’avoir demandé sa prolongation. Quand des zones d’ombre subsistent, on continue à investiguer. Ici, la majorité a choisi d’accélérer les travaux et d’imposer une fin au 21 juillet, provoquant la démission de deux rapporteurs. C’est un aveu d‘échec. Tout indique que le Parti socialiste veut minimiser le constat des dysfonctionnements au Foyer anderlechtois et passer le plus rapidement possible à autre chose. Quoi que le rapport final prétende corriger, le mal est fait. Les attributions de logement doivent être intégralement dépolitisées.

Bernard Clerfayt | Membre effectif de la commission.

Découvrez nos 39 recommandations pour assainir la gestion du logement social et retrouver la confiance ↩️

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