“Il faut offrir une place prioritaire en crèche pour les familles monoparentales ainsi que des aides financières supplémentaires”

LE JEUDI 6 MAI 2021

Ce jeudi 6 mai, Christophe Magdalijns, chef de groupe DéFI à la Fédération Wallonie-Bruxelles, interpellait la ministre de la culture, Bénédicte Linard, sur les aides disponibles pour les familles monoparentales en ce qui concerne l’accueil en crèche subventionnées mais plus largement sur l’accueil de la petite enfance.

  • Publié le 06.05.2021

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Un accès aux crèches différent selon les communes

L’accès à une place d’accueil de qualité pour tous les enfants doit être considéré comme un droit universel. En 2018, le taux de couverture dans la Région de Bruxelles-Capitale était de 39,63 %. Une augmentation de 8% en 9 ans mais pas encore suffisante dans tous les quartiers explique Christophe Magdalijns : « Le taux de couverture bruxellois global lisse les différences considérables entre les communes. Pour atteindre un taux de 33% dans chaque quartier de Bruxelles, il faudrait encore créer 3.322 places. Un taux de couverture de 50% requiert quant à lui 9.208 places supplémentaires soit la moitié́ de l’offre actuelle. En Wallonie, les places disponibles dans les milieux d’accueil étaient de 35.187 au 31 décembre 2019. Le taux de couverture atteignait 37,9 % en 2019 contre 25,5 % en 2006. Néanmoins, là aussi, on constate une forte disparité entre provinces. »

Derrière le vocable technique de « familles monoparentales » se cache une réalité sexuée : ces familles ont à 86 % des femmes à leur tête.

Christophe Magdalijns

Des difficultés supplémentaires pour les familles monoparentales

En plus des disparités territoriales, l’accessibilité financière est un autre problème structurel. « En 2018, 16,4% de la population en Belgique était considérée comme à risque de pauvreté monétaire. Nous savons que la COVID a accru la pénibilité de la précarité. Aussi, les familles monoparentales représentant plus de 4 familles sur 10 en Belgique (41,3%), courent un risque quatre fois plus élevé que les membres d’une famille composée par exemple de deux adultes et deux enfants. Derrière le vocable technique de « familles monoparentales » se cache une réalité sexuée : ces familles ont à 86 % des femmes à leur tête. Indépendamment de leur situation socioéconomique, ces femmes – et dans une moindre mesure, ces hommes – se trouvent dans des situations difficiles résultant de facteurs spécifiques liés à leur statut d’isolé. Dans les crèches subventionnées, les tarifs sont adaptés aux revenus des parents. Mais même dans le subventionné, certains parents, particulièrement les “mamans solos”, ont du mal à payer malgré les différentes aides. » continue Christophe Magdalijns.

Pour notre député, il existe pourtant des solutions comme celles donner la priorité aux familles monoparentales dans l’accès aux crèches subventionnées, développer des aides spécifiques pour ce public cible mais aussi améliorer l’offre d’accueil de la petite enfance et augmenter le nombre de places disponibles.

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