“Il y a une demande du côté flamand et une offre du côté bruxellois. Mais, il faut casser quelques stéréotypes”

LE MARDI 23 NOVEMBRE 2021

Ce jeudi 18 novembre, Bernard Clerfayt, ministre bruxellois, était l’invité politique de Fabrice Grosfilley sur BX1+. Au programme : Bruvax, Covid Safe Ticket +, emploi et modèle danois.

  • Publié le 23.11.2021

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Paradoxe de la crise sanitaire, le chômage est en recul en Région bruxelloise depuis 1 an. Bernard Clerfayt explique : « Le gouvernement fédéral a maintenu les aides comme le chômage temporaire, le droit passerelle ou la suspension des faillites. Malheureusement, ces mesures doivent s’arrêter au 1er janvier. Pour moi, il faut les maintenir si la crise sanitaire se prolonge. »

Le taux de chômage varie en fonction de deux choses : le taux d’emploi et l’évolution de la population. « Ce qui est compliqué, c’est de savoir, pour l’instant, lequel des deux facteurs joue le plus. Est-ce que l’emploi reprend avec davantage d’offres d’emplois ou une diminution des inscriptions au chômage dû à un moindre taux d’étudiants qui sortent de leurs études par exemple ? On ne connaît pas encore les proportions des deux phénomènes » continue le ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation.

Oser passer la frontière linguistique

Doit-on pousser les chômeurs à passer la frontière linguistique ? “Bien entendu” répond Bernard Clerfayt. « La Flandre est quasi au plein emploi et beaucoup d’entreprises autour de Bruxelles cherchent de la main-d’œuvre alors qu’à Bruxelles nous avons une réserve de main-d’œuvre. Il y a donc une vraie demande du côté flamand et une vraie offre du côté bruxellois. Mais, il faut casser quelques stéréotypes pour encourager les travailleurs à passer le pas. Premièrement, il ne faut pas être parfait néerlandophone pour débuter. On peut avoir des bases et apprendre le néerlandais sur son lieu de travail. Deuxièmement, on peut recevoir des formations adaptées à la recherche flamande puisque nous avons signé un accord entre Actiris et le VDAB. Troisièmement, on pense que les emplois seront automatiquement plus éloignés de son domicile. Alors que souvent, ce n’est pas plus long que de devoir traverser la région d’Evere à Anderlecht par exemple. Et pour finir, on a l’image des entreprises flamandes qui ne veulent pas de travailleurs bruxellois. Nous travaillons avec le VDAB pour faire tomber ce stéréotype. »

La Flandre est quasi au plein emploi et beaucoup d’entreprises autour de Bruxelles cherchent de la main-d’œuvre alors qu’à Bruxelles nous avons une réserve de main-d’œuvre. Il y a donc une vraie demande du côté flamand et une vraie offre du côté bruxellois. Mais, il faut casser quelques stéréotypes pour encourager les travailleurs à passer le pas.

Bernard Clerfayt

S’inspirer du modèle danois

Bernard Clerfayt était récemment en déplacement au Danemark dans le cadre d’une visite protocolaire du Roi Philippe. Alors, le modèle danois peut-il être transposé en Belgique ? Notre ministre y voit en tout cas des possibilités inspirantes : « Le Danemark est une petite économie ouverte comme nous. La seule richesse qu’elle a c’est le talent et le travail de ses citoyens. Elle n’a pas de ressources naturelles donc c’est la capacité de l’économie danoise à travailler qui fait sa richesse et sa prospérité comme en Belgique. Les Danois ont la particularité d’être très rapides dans les processus de remise à l’emploi. Cependant, on ne peut pas bouleverser le modèle belge pour copier le modèle danois mais on peut s’en inspirer. »

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  • Emploi et formation

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