La Flandre prend le contrôle de l’aéroport de Bruxelles-National

C’est un basculement inquiétant dans la gestion de notre aéroport national : la Flandre devient actionnaire majoritaire de Brussels Airport Company. Ce n’est pas qu’un simple jeu de parts ou d’actions. C’est une prise de pouvoir politique sur un outil d’intérêt national. Et, une fois encore, les Bruxellois sont les grands oubliés, voire les grands perdants, de cette opération

  • Publié le 16.06.2025

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Une gouvernance flamande d’un aéroport national : un non-sens démocratique

L’aéroport de Bruxelles-National est situé en Région flamande, mais les nuisances qu’il engendre touchent principalement Bruxelles : plus de 160.000 riverains exposés quotidiennement au bruit, souvent en pleine nuit.

Confier la gouvernance de l’aéroport à la Flandre, c’est une gifle pour les Bruxellois. Il est impensable que les décisions stratégiques concernant Brussels Airport soient prises sans que Bruxelles ait son mot à dire.

Jonathan de Patoul, chef de groupe au Parlement bruxellois

Un conflit d’intérêts institutionnel

La situation est ubuesque : la Flandre devient à la fois juge et partie. Elle est désormais actionnaire majoritaire de l’aéroport et autorité compétente pour l’organisation des routes aériennes. Comment garantir l’impartialité des décisions futures ? Comment croire à une prise en compte équilibrée des intérêts bruxellois ?

Ce rachat n’a rien d’anodin. Il consacre la mise sous tutelle flamande d’un outil national, au mépris des réalités bruxelloises. Le plus grave ? C’est que les partis francophones du gouvernement fédéral laissent faire, sans broncher.

François De Smet, député fédéral

Un silence fédéral assourdissant

Face à cette opération, le gouvernement fédéral reste muet. Aucun garde-fou. Aucune conditions. Aucun signal en faveur des riverains bruxellois. Ce silence est d’autant plus troublant qu’il émane des mêmes partis qui promettaient monts et merveilles aux Bruxellois en matière de lutte contre le survol : le MR et Les Engagés. Leur passivité vaut renoncement. Ils se rendent complices d’une prise de pouvoir institutionnelle qui tourne le dos à Bruxelles.

Ce que DéFI a toujours proposé :

  1. Interdiction stricte des vols de nuit au-dessus de Bruxelles

  2. Respect des itinéraires évitant les zones densément peuplées

  3. Création d’un organisme public indépendant de contrôle du bruit

  4. Droit de regard pour la Région bruxelloise dans la gouvernance de l’aéroport

  5. Protection stricte du cadre juridique bruxellois (arrêté Gosuin, jurisprudence…)

DéFI restera au front

Nous l’avons toujours dit : le survol de Bruxelles est un scandale sanitaire et démocratique. Nous refusons que Bruxelles soit une variable d’ajustement des ambitions économiques flamandes. Nous défendrons, sans relâche, le droit des Bruxellois à un environnement sain.

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  • Défense des francophones
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