Respect de la loi sur l’emploi des langues par le 112 : DéFI obtient une avancée!

Un incident linguistique survenu récemment en Forêt de Soignes aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Une promeneuse francophone, témoin d’un accident, s’est en effet heurtée au refus apparent d’une opératrice néerlandophone du centre 112 du Brabant flamand de poursuivre l’appel en français.
Alerté par cet événement, François De Smet, député fédéral DéFI, a interpellé le Ministre de l’Intérieur en Commission de l’Intérieur le 19 novembre.

  • Publié le 26.11.2025

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Un cadre légal pourtant très clair

Lors de son intervention, François De Smet a rappelé que la loi du 29 avril 2011 est sans ambiguïté :

« Tout appel urgent aux numéros 100, 101 et 112 doit pouvoir être traité dans les trois langues nationales et en anglais », conformément aux modalités qui doivent être fixées par arrêté royal.

Il a également cité l’avis de la Commission permanente de contrôle linguistique (24 mai 2017), confirmant que les opérateurs des centres d’appel d’urgence doivent pouvoir répondre quelle que soit la langue utilisée par l’appelant, indépendamment du principe de territorialité.

Pour DéFI, la règle est simple : dans une situation de détresse, la langue ne peut en aucun cas constituer un obstacle à l’aide urgente.

Quelle réponse du Ministre ?

Le Ministre de l’Intérieur a reconnu plusieurs éléments essentiels :

1. Oui, la loi impose bien un traitement des appels dans toutes les langues nationales

Même si aucun arrêté d’exécution n’a encore été pris pour préciser les modalités opérationnelles, l’obligation légale est bien en vigueur.

2. L’incident est confirmé — et l’opératrice a été rappelée à l’ordre

Selon une enquête interne menée par la centrale 112 :

  • l’opératrice en cause « a tenu des propos malheureux » ;

  • elle n’avait pas l’intention d’exiger la connaissance du néerlandais ;

  • la direction du centre l’a identifiée et « les mesures nécessaires ont été prises ».

3. Des procédures existent déjà

Le Ministre a rappelé que les centres disposent de règles très strictes :

  • tenter d’aider l’appelant dans la langue de la région si possible ;

  • sinon, transférer immédiatement l’appel à un collègue maîtrisant la langue demandée ;

  • ou encore transférer vers un centre d’une autre région linguistique.

Malgré ces procédures, quelques incidents sont signalés chaque année.

4. Un projet pilote de sélection linguistique dès 2026

Le Ministre a annoncé l’introduction d’un menu linguistique dans le 112 :

  • pour choisir néerlandais, français ou allemand (selon la région linguistique) ;

  • transfert automatique vers un centre compétent dans la langue choisie ;

  • lancement dans deux provinces dès début 2026, avant une extension nationale si les résultats sont concluants.

5. Des limites techniques persistent

Certaines zones proches des frontières provinciales restent problématiques :
un appel peut être géolocalisé dans la province voisine à cause des antennes relais.
Le Ministre confirme qu’il n’existe pas de solution technique totale à ce phénomène.

DéFI : pour un respect strict de la loi linguistique et une prise en charge efficace partout en Belgique

Pour DéFI, la conclusion est claire :
👉 la loi existe, et elle doit être appliquée partout, sans exception.
👉 Aucun citoyen ne peut être privé d’une aide urgente pour une raison linguistique.

François De Smet a insisté :

  • sur la nécessité d’adopter (enfin) l’arrêté royal fixant les modalités linguistiques,

  • sur l’importance d’émettre des instructions claires à l’ensemble des centres d’urgence,

  • et sur l’urgence de prévenir tout risque pour la sécurité des citoyens.

Lors du dernier conseil communal de Watermael-Boitsfort, Laurent van Steensel, conseiller communal et de police, a également interpellé sur cet incident gravissime.

Retrouvez son intervention : https://www.facebook.com/reel/1741919716496820

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