Rencontre avec Michel Claise :
“Je veux aller de l’avant et œuvrer à une société meilleure”

– LE 9 JANVIER 2024 –

Sommité du système judiciaire belge et personnalité publique renommée à l’international, Michel Claise a quitté ses fonctions de juge d’instruction pour se lancer dans une nouvelle aventure. Politique cette fois. C’est avec un immense honneur que nous vous annonçons que Michel Claise rejoint les rangs de DéFI et qu’il se présente comme candidat aux élections fédérales de 2024.

  • Publié le 09.01.2024

  • min.

A 68 ans, Michel Claise a vécu plusieurs vies. Homme de loi durant la majorité de sa carrière mais également écrivain, consultant, enseignant ou encore docteur honoris causa à l’Université de Liège, il entame désormais un nouveau chapître de  sa vie au sein du parti amarante.

Le néo-politicien s’est exprimé pour DéFI au cours d’une interview à coeur ouvert.

Monsieur Claise, pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à vous lancer en politique ?
Avant toute chose, je suis un humaniste. Ce qui m’intéresse, c’est le respect de la citoyenneté. J’ai un sentiment égalitaire très poussé et j’estime que la démocratie sociale est une valeur que nous avions acquise et qui est en train de s’effilocher petit à petit. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me lancer en politique. Pour moi, l’important est d’aller de l’avant, d’œuvrer à une société meilleure.

Pourquoi avoir choisi DéFI ?
Le programme politique de DéFI m’a persuadé que c’était le parti parfait pour moi. J’adhère totalement aux valeurs prônées et, ce qui est tout bonnement exceptionnel, je n’ai trouvé aucun point de désaccord avec les éléments revendiqués par DéFI. Aucun autre parti ne postule, par exemple, pour une laïcité politique. C’est pourtant un point essentiel, selon moi, du vivre-ensemble. Non pas pour lutter contre les religions, comme le brandissent certains détracteurs, mais pour défendre les différentes spiritualités et l’équilibre de celles-ci. C’est un mode de société auquel je ne peux me résoudre à renoncer.

Avez-vous un modèle en politique, une aspiration ?
Je dirais Paul-Henri Spaak (NdlR. Paul-Henri Spaak était membre du Parti socialiste belge avant de rejoindre le Front démocratique des francophones, qui est devenu par la suite l’actuel DéFI. Il est surtout considéré pour être l’un des Pères de l’Europe). Je l’ai d’ailleurs fortement décrit dans mon ouvrage “Les années d’or”. Peu importe son appartenance politique, c’est la qualité, l’intelligence et la volonté d’aller plus loin de l’homme qui m’ont impressionné.

Si vous veniez à être élu, quelles seraient, selon vous, vos matières de prédilection ?
De manière évidente: la Justice. J’ai baigné toute ma vie dans ce milieu et je mettrai à contribution mon expérience au service d’un système plus juste et respectueux des citoyens. Je pense également que la culture est un domaine où je pourrai faire valoir mon expertise. Outre ma plume d’écrivain, j’ai notamment été président du Théâtre des Martyrs, à Bruxelles, pendant plusieurs années et j’ai écrit plusieurs pièces.

Et que vous engagerez-vous à défendre, par exemple ?
La première chose à laquelle je m’attellerai, ce sera de tenter de contraindre le monde politique européen – donc c’est ambitieux – à faire l’état des lieux du produit criminel financier. De cette manière, nous pourrions en apprécier les conséquences économiques et sociales et rendre compte au monde politique de l’urgence d’une réaction appropriée.

Je m’engagerai également à défendre le travail normatif et à la remise en question des faiblesses gouvernementales par rapport à la Justice, l’institution judiciaire. Je n’ose même plus parler de pouvoir tellement il a été laminé.

De plus, je veux aussi m’engager par rapport à la perte de la démocratie sociale face aux différents impacts des organisations criminelles, la cybercriminalité, le dérèglement climatique, les narcotrafiquants, la contrefaçon, l’escroquerie, le trafic d’être humains…

Enfin, je voudrais qu’il y ait une réflexion économique sur le fonctionnement de la planche à billets qui a, entre autres, été utilisée lors de la crise du Covid.

Tout un programme !
Je crains, en réalité, d’avoir beaucoup de choses à faire et à dire mais ce sera toujours avec l’objectif de protéger cette citoyenneté, qui pour moi est en danger.

Avec le recul nécessaire, de quelle réussite diriez-vous que vous êtes le plus fier ?
Mes enfants ! J’ai encore passé la soirée avec mon fils cadet l’autre soir. C’était formidable (sourire). J’ai également été particulièrement touché par le succès de mon roman Cobre auprès de la jeunesse (NdlR. son ouvrage a reçu le prix des lycéens de littérature en 2019).

Si vous n’aviez pas fait carrière dans le droit, qu’auriez-vous voulu devenir ?
J’ai toujours été amoureux et curieux de l’écriture. Je suis par ailleurs très attaché à l’étude du latin et du grec. Je pense que je me serais sans doute tourné vers la philologie.

Avez-vous des loisirs que vous aimeriez partager avec nous ?
L’écriture et le théâtre, évidemment, mais j’adore également la cuisine et je suis un grand amateur de vins. J’aime beaucoup voyager, et ce, toujours avec une grande ouverture d’esprit. Je suis par ailleurs fasciné par les cathédrales, et les temples de manière générale. Enfin, je suis également un grand fan de rugby et je ne manque d’ailleurs jamais un match de la Coupe du monde !

Si vous deviez établir la liste de vos qualités et de vos défauts, quels seraient-ils ?
Je dirais que je cède parfois un peu trop à l’abandonnisme. Je pense que cela doit venir du fait que je n’ai pas connu mes parents. Durant des années, j’avais des difficultés lorsque l’on m’attaquait mais j’ai fait de gros efforts sur ce point et je dois dire que cela va beaucoup mieux désormais.

Concernant mes qualités, je crois pouvoir affirmer que je suis très attaché à l’être humain, à mon noyau familial ainsi qu’à l’amitié. De plus, je pense être doté d’une bonne capacité de communication que j’apprécie par ailleurs développer afin de transmettre des valeurs. On dit aussi souvent de moi que je suis très sincère et que j’ai un grand sens de l’humour.

Merci de nous avoir accordé votre temps, Monsieur Claise et bienvenue chez DéFI !
Avec grand plaisir

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