La santé publique,
une priorité fédérale pour DéFI

– LE 19 NOVEMBRE 2023 – 

Manque d’investissement dans la prévention, mauvaise coordination entre les pouvoirs décisionnels, personnel soignant négligé : pour DéFI, le système de santé publique doit être revu en profondeur pour garantir un accès aux soins pour tous. La santé publique doit être davantage financée, mieux coordonnée et (vraiment) accessible pour tout le monde.

  • Publié le 19.11.2023

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La nébulosité et le manque de transparence du système de santé publique en Belgique constituent une véritable entrave à son bon fonctionnement. En tant que compétence partagée, cette matière se retrouve morcelée entre les Communautés, les Régions et le pouvoir fédéral. La fragilité de cette structure a particulièrement été mise en lumière lors de la crise du Covid-19. Le manque de coordination et la lenteur induite par cette multiplication de pouvoirs décisionnels ont eu un réel impact sur l’efficacité de notre système de soins de santé, déjà mis à rude épreuve par cette catastrophe sanitaire soudaine.

Pour DéFI, il faut réformer notre système de soins de santé, en collaboration avec les secteurs concernés : la première ligne, les hôpitaux, les maisons de repos et de soins, les infirmiers, etc. Et pour simplifier et mieux coordonner les différents aspects du secteur, il nous semble pertinent de refaire de la santé une matière fédérale.

Pour DéFI, il importe de mener une concertation avec les secteurs concernés en vue d’initier une simplification institutionnelle allant dans le sens d’une refédéralisation des soins de santé. 

Investir dans la prévention

Dans les faits, cette réalité complexe se traduit également par la scission de deux piliers de la santé, pourtant indissociables, que sont le volet préventif et le volet curatif.

DéFI considère que le budget alloué à la prévention est largement insuffisant et souhaite investir significativement afin que les moyens financiers de lutte contre les assuétudes, de dépistage des différents cancers, de vaccination, de prévention bucco-dentaire atteignent, à l’horizon 2030, un total de 3% des dépenses totales consacrées aux soins de santé.

Revaloriser le personnel soignant

Il est par ailleurs essentiel que le personnel soignant et infirmier soit revalorisé à sa juste valeur. Rythme infernal, successions de gardes, abus, … : nos soignants n’ont eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme ces dernières années sans jamais recevoir un écho favorable à leur appel à l’aide. C’est une situation que DéFI refuse de voir se reproduire et le parti amarante s’engage à améliorer leurs conditions de travail. Il en va de leur bien-être physique et mental, mais également de la viabilité de notre système de soins de santé.

Pour DéFI, il faudra donc passer, surtout, par la remise en cause du système de numéros INAMI (Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité), source d’énormes difficultés pour recruter certains profils. 

Garantir l’accès aux soins de santé pour tous

Il est également nécessaire d’assurer un système de soins dans lequel les besoins du patient sont réellement pris en compte, tout en étant évidemment soutenables financièrement. 

Avec cet objectif en vue, DéFI réclame une offre médicale suffisante, une meilleure prise en compte des besoins liés au vieillissement de la population et une amélioration de l’accès financier aux soins. Dans le même temps, il faut continuer à responsabiliser les prestataires de soins et leurs patients, et proscrire les soins inutiles, voire nocifs.

Le statut d’aidant proche doit également faire l’objet d’une révision afin de permettre aux patients d’être maintenus à domicile dans les meilleures conditions possibles. L’aidant proche devrait pouvoir “déléguer”. Une offre de services de proximité devrait élargir les possibilités de répit (accueil de jour, de nuit, de courts séjours…), proposer des lieux de rencontre avec des pairs ou un accompagnement individuel de soutien et d’informations. Au-delà d’être la solution largement privilégiée par les patients, le maintien à domicile est également souvent le moyen le moins coûteux pour notre système de soins. Les économies ainsi réalisées pourraient être réinvesties dans les soins à domicile (par exemple dans les nouvelles technologies), dans la recherche et la prévention.

Assurer la prise en charge médicale des maladies longues et de leurs traitements

Le burn-out (état d’épuisement physique, émotionnel et mental lié à l’activité professionnelle) est l’un des maux les plus pernicieux de notre société moderne. D’après l’INAMI, près de 80.000 Belges en souffrent chaque année et, par conséquent, cela représente évidemment un coût énorme pour notre système de santé.

DéFI suggère de s’attaquer à la racine du problème en proposant aux employeurs des formations et en les sensibilisant à cette problématique. Il est également fondamental de reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle pour pouvoir bénéficier d’indemnités d’incapacité de travail temporaire ou permanente fixées par l’Agence fédérale des risques professionnels (FEDRIS).

D’autres maladies chroniques et troubles spécifiques comme le Covid long, la fibromyalgie, la drépanocytose, … doivent aussi faire l’objet d’une meilleure prise en charge.

Enfin, DéFI souhaite remettre en question l’interdiction de cannabis médical pour en redessiner les contours, notamment sur la base des évolutions constatées à l’étranger. Le cannabis médical constitue en effet une solution inexploitée en Belgique pour certains traitements. Par exemple, pour des douleurs réfractaires aux thérapies accessibles, certaines formes d’épilepsies ou encore des soins de support en oncologie. Plusieurs autres pays l’autorisent déjà comme l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, l’Italie, et récemment le Royaume-Uni.

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  • Santé
Olivier Maingain

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