Sophie Rohonyi : « Sacrifier la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est affaiblir l’avenir des francophones »
À l’occasion du congrès de rentrée de DéFI, organisé à Schaerbeek, Sophie Rohonyi a réaffirmé l’opposition ferme du parti à tout démantèlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Face aux difficultés budgétaires, DéFI défend une autre voie : rationaliser les structures, décloisonner les réseaux et investir dans la réussite des élèves.
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Publié le 30.09.2026
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Alors que certains responsables politiques remettent en question l’avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Sophie Rohonyi a tenu à rappeler son rôle essentiel pour les Wallons et les Bruxellois.
« Certains politiques hypocrites et opportunistes célèbrent cette Fédération à l’hôtel de ville de Bruxelles, coupe de champagne à la main, sans dire s’ils trinquent à son avenir ou à sa mort », a dénoncé la présidente de DéFI devant les militants réunis en congrès de rentrée.
Pour DéFI, les difficultés financières de la Fédération ne peuvent servir de prétexte à la régionalisation de ses compétences ni à son démantèlement progressif. La Fédération Wallonie-Bruxelles demeure un outil indispensable pour défendre les intérêts communs des francophones, notamment dans des domaines aussi fondamentaux que l’enseignement, la culture et le sport.
Son affaiblissement contribuerait également à diviser les francophones au moment où les nationalistes flamands cherchent précisément à accentuer cette fragmentation institutionnelle.
Rationaliser sans démanteler
DéFI ne refuse pas les réformes nécessaires. Le parti propose de rationaliser les structures qui doivent l’être, de décloisonner davantage les réseaux d’enseignement et de renforcer les politiques de prévention de l’échec scolaire.
Mais les économies ne doivent pas être recherchées au détriment des élèves, des enseignants, de la culture ou du sport.
La Fédération Wallonie-Bruxelles constitue en outre un véritable niveau de pouvoir démocratique, avec un Parlement devant lequel les responsables politiques doivent rendre des comptes. À l’inverse, le MR et Les Engagés refusent toujours de s’attaquer sérieusement à la multiplication des intercommunales et des organismes d’intérêt public, alors que c’est aussi dans ces structures que des rationalisations et des économies peuvent être réalisées.
L’enseignement est un investissement
Pour Sophie Rohonyi, l’enseignement ne peut être considéré comme une simple dépense à réduire. Il représente le meilleur investissement que la société puisse consentir en faveur de celles et ceux qui construiront son avenir.
Or, plutôt que d’améliorer concrètement les conditions d’apprentissage et de réussite, les gouvernements prennent trop souvent des décisions sans associer suffisamment les élèves, les enseignants et les autres acteurs de terrain.
Cette manière de gouverner risque d’accentuer leur défiance envers la capacité de l’État à répondre à leurs difficultés et à leurs inquiétudes face à l’avenir.
DéFI défend notamment l’instauration d’un test d’orientation obligatoire, mais indicatif, entre la fin de l’enseignement secondaire et l’entrée à l’université. Celui-ci permettrait aux jeunes de mieux évaluer leur préparation et de choisir leur parcours en connaissance de cause, sans instaurer un mécanisme de sélection supplémentaire.
Le parti plaide également pour un minerval accessible, tenant compte du nombre de cours à représenter ainsi que de la situation de la classe moyenne, trop souvent oubliée des politiques publiques.
Faire des choix courageux
Face aux difficultés budgétaires, DéFI refuse donc les fausses solutions qui consisteraient à démanteler la Fédération Wallonie-Bruxelles ou à affaiblir encore l’enseignement.
La priorité doit être de préserver les services essentiels, d’améliorer leur efficacité et de rechercher les économies là où elles sont réellement possibles, sans sacrifier l’avenir des jeunes ni la solidarité entre Wallons et Bruxellois.
« Sacrifier la Fédération Wallonie-Bruxelles serait à la fois une erreur budgétaire, un recul démocratique et un aveu de faiblesse face aux nationalistes flamands », conclut Sophie Rohonyi.
DéFI continuera à défendre une Fédération Wallonie-Bruxelles réformée, plus efficace et pleinement capable d’investir dans l’enseignement, la culture, le sport et l’avenir de tous les francophones.
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