Lutte contre les pénuries d’emploi : un coup de pouce pour favoriser la formation en entreprise des chauffeurs de car

– LE 30 NOVEMBRE 2023 – 

Il existe différents moyens de se former au métier de chauffeur de car : auto-école, centres de formation ou… directement en entreprise.  Face à la pénurie de personnel dans le secteur, le ministre bruxellois de l’Emploi, Bernard Clerfayt, et la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van Den Brandt, ont décidé d’encourager cette formule d’apprentissage et de simplifier sa mise en œuvre.

  • Publié le 30.11.2023

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À l’échelle du pays, il manquerait plus de 1.500 chauffeurs de bus. Ce métier figure d’ailleurs sur les listes des fonctions en pénurie de chaque région. Une pénurie qui impacte fortement les entreprises du secteur du transport collectif, déjà confrontées au vieillissement de leurs employés.

« Il faut former plus et plus vite », intervient Bernard Clerfayt. Aujourd’hui, plusieurs choix se présentent aux chercheurs d’emploi pour devenir chauffeurs d’autocar : auto-école, centres de formation, enseignement en promotion sociale et une formule moins connue, la formation professionnelle individuelle en entreprise (FPI-E). Celle-ci est d’autant plus intéressante qu’elle permet de se former sur le terrain et de décrocher, à la fin de sa formation, un contrat de travail au moins équivalent à la durée de la formation.

« Ce type de formation, sur le terrain, c’est du gagnant-gagnant ! Le chercheur d’emploi trouve du travail rapidement et perçoit des indemnités le temps de sa formation. L’employeur, lui, peut former son futur collaborateur selon ses besoins et combler ainsi son déficit de personnel. C’est un très bon moyen de lutter contre les pénuries », précise Bernard Clerfayt.

Seul écueil lié à la mise en œuvre de cette formation : la législation liée au permis de conduire. Pour obtenir son permis D, précieux sésame pour exercer la fonction de chauffeur de bus, l’apprentissage en filière libre doit être supervisé par un guide. Or, ce dernier ne peut accompagner qu’un seul candidat par an. Dans le cadre de la FPI-E, cette condition restreint considérablement le nombre de stagiaires qui peuvent bénéficier d’une formation.

Le gouvernement bruxellois a donc modifié l’arrêté royal de 1998 sur le permis de conduire. Dorénavant, la condition de guide unique ne sera plus appliquée si le candidat au permis est un chercheur d’emploi inscrit dans une FPI-E.

« C’est insensé de limiter le nombre de chercheurs d’emploi formés, d’autant plus qu’il s’agit d’un secteur qui manque cruellement de main d’œuvre. Ce petit coup de pouce est un moyen d’encourager la formation en entreprise, véritable autoroute vers l’emploi », conclut le ministre amarante.

« Faciliter ces formations de futurs chauffeurs de bus et car, en entreprise, est une solution simple et rapide à la fois, pour les entreprises formatrices qui pourront recruter plus facilement dans ce métier en tension, et pour les candidats qui ont la quasi-certitude que leur formation débouchera sur un emploi. Je suis heureuse de ce win win, rendu possible grâce à une belle collaboration avec mon collègue Bernard Clerfayt. Je veux évidemment rassurer tous les usagers de la route, Il s’agit ici uniquement d’une simplification administrative. Le contenu de la formation et les exigences de sécurité routière de l’examen resteront bien-entendu les mêmes », déclare Elke Van Den Brandt.

« Le secteur des entreprises privées d’autobus et d’autocars remercie les ministres Clerfayt et Van den Brandt d’autoriser les accompagnateurs au sein de nos entreprises bruxelloises à désormais former plus d’un candidat-chauffeur par an. Cet assouplissement permet aux candidats-chauffeurs d’obtenir plus rapidement leur permis de conduire D et de commencer à travailler plus facilement dans les entreprises autobus et autocar », affirme Pieter Van Bastelaere, CEO de la fédération du secteur FBAA.

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