Climat : l’impact lourd
de la pollution atmosphérique
sur notre santé
– LE 3 MAI 2023 –
En Belgique et surtout à Bruxelles, la présence de particules fines dans l’air met notre système de soins de santé à rude épreuve. Il est temps que le gouvernement mette en place des mesures plus strictes pour gérer ce problème.
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Publié le 03.05.2023
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min.
Ce n’est une surprise pour personne, la qualité de l’air à Bruxelles est mauvaise. Malgré les quelques efforts réalisés par les autorités pour améliorer la situation, les pics de pollution sont de plus en plus nombreux. Ces pics sont déclenchés lorsque la concentration de particules fines et de dioxyde d’azote dans l’air atteint certains seuils.
Sur le plan international, la Belgique n’est pas une figure d’exemple. Toutes les grandes villes belges (Bruxelles, Anvers, Liège, Charleroi, Gand, Mons) dépassent la concentration maximale de particules fines recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Un problème que nos élus bruxellois ont déjà pointé du doigt auparavant.
Quels sont les dangers pour notre santé?
Cette concentration de particules fines provoque de nombreuses maladies comme des cancers mais aussi des affections cardiaques et neurologiques. Ces polluants sont également responsables de nombreux décès prématurés. Ceux-ci sont estimés à 9,000 par an rien qu’en Belgique ! Les groupes les plus exposés à des risques élevés sont :
- les personnes atteintes de problèmes respiratoires et cardiaques,
- les asthmatiques,
- les personnes âgées et les enfants.
Les conséquences de cette pollution atmosphérique sur la santé sont donc catastrophiques. En particulier pour les enfants. Dans un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement, on peut y lire que les enfants sont plus vulnérables face à cette pollution car leurs organes et leur système immunitaire sont moins développés. Les risques sont également accentués car ils respirent plus par la bouche que les adultes et sont plus proches du sol et des pots d’échappement, ou encore parce qu’ils passent plus de temps à l’extérieur et font plus d’activité physique.
La santé des générations futures mérite mieux!
DéFI exige des solutions en termes de santé et en termes d’environnement
Pour DéFI, cette situation ne peut plus durer. Il est temps que le gouvernement agisse pour imposer des mesures plus efficaces afin de diminuer la pollution de l’air sur le long terme. La situation requiert également le développement d’une expertise autour des maladies liées à la présence de particules fines dans l’air.
Notre députée fédérale, Sophie Rohonyi, a interrogé la ministre du Climat, Zakia Khattabi, à ce sujet. C’est la deuxième fois que Sophie Rohonyi se rend au parlement pour dénoncer ce problème. La première fois, le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, s’est contenté de renvoyer ses questionnements à la ministre du Climat. Une fois de plus, la répartition des compétences en Belgique ne facilite pas le contrôle des normes.
Au niveau de sa réponse, Zakia Khattabi reste floue et affirme qu’il est difficile de faire la différence entre des maladies directement issues de la pollution et celles issues des virus hivernaux.
Pour DéFI, il faut améliorer la récolte des données afin d’établir, preuves à l’appui, la nécessité de réglementations plus sévères en la matière. Nous voulons que le gouvernement prenne ce problème au sérieux et arrête de se renvoyer la balle.
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