Concertation sur le Pacte d’excellence : DéFI dénonce une mise en scène et invite à des mesures plus respectueuses du terrain

DéFI prend acte de la volonté exprimée par la ministre Valérie Glatigny de relancer une dynamique autour du Pacte d’excellence à travers un nouveau dispositif de consultation des professionnels de terrain. Si cette initiative aurait pu ouvrir une nouvelle page du dialogue, elle s’apparente à une concertation de façade aux effets largement limités

  • Publié le 21.05.2025

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Trois faits l’illustrent : le boycott des principaux syndicats (CSC, CGSP, Setca), l’absence non expliquée des deux coprésidents du comité du Pacte, et l’opacité sur les modalités de désignation des participants issus du terrain. En misant sur une mise au vert symbolique, sans réelle portée décisionnelle, la ministre organise davantage une mise en scène visant à valider ses mesures qu’une véritable concertation.

Pour DéFI, une autre méthode est nécessaire pour rétablir la confiance

Le parti rappelle que la réussite du Pacte repose avant tout sur un dialogue sincère, continu et transparent avec les acteurs de terrain. Une réforme de cette ampleur ne peut se construire sans les enseignants eux-mêmes, ni sans leurs représentants syndicaux.

DéFI appelle dès lors la ministre à :

  • associer directement les enseignants, pas seulement leurs représentants ou des personnalités triées sur le volet ;
  • publier les critères de désignation des membres consultés ;
  • rétablir la confiance avec les syndicats dans le processus de concertation ;
  • instaurer un cadre de dialogue permanent, au lieu d’initiatives ponctuelles et isolées.

 

Une vraie relance du Pacte passe par le respect du terrain

Le Pacte d’excellence mérite mieux que des ajustements de communication. Il mérite un sursaut démocratique, une écoute authentique et un respect de la parole du terrain. C’est à cette condition qu’il pourra regagner l’adhésion des équipes pédagogiques, des élèves et des familles.

La force du Pacte a toujours été, bon gré mal gré, de réunir tous les acteurs de l’enseignement avec une méthodologie transparente. Pour la première fois depuis son lancement, le gouvernement MR-Engagés provoque des divisions profondes. Les enfants et les enseignants – bref l’avenir – méritent autrement mieux qu’une posture opaque et doctrinaire

Sophie Rohonyi, présidente de DéFI

Une initiative concrète : consultation directe des enseignants

Face à ce déficit de légitimité, DéFI annonce le lancement, dans les prochains jours, d’une large enquête en ligne auprès du personnel enseignant. Cette initiative visera à recueillir leurs attentes, leurs critiques et leurs propositions concrètes, tant sur les réformes à venir que sur celles déjà mises en œuvre et dont les effets suscitent déjà des inquiétudes sur le terrain.

En complément, DéFI mènera également une série de rencontres sur le terrain, à Bruxelles et dans les cinq provinces, afin d’aller à la rencontre du personnel éducatif et de faire remonter, sans filtre, leur vécu et leurs propositions.

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  • Enseignement

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