Les Brabançons wallons seront, une fois de plus, les dindons de la farce wallonne !

« Namur prend l’argent des Brabançons wallons. C’est ce qu’ils appellent une réforme. Nous, nous appelons ça un hold-up institutionnel. » Sébastien Willems, Président de la Fédération du Brabant wallon.

  • Publié le 24.04.2026

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Ce soir, au Conseil provincial du Brabant wallon, Luc D’Hondt, conseiller provincial DéFI, est intervenu sur le projet de réforme de l’institution provinciale porté par le Ministre Desquennes. Un projet qui soulève des questions fondamentales — démocratiques, financières et humaines — sans réponse satisfaisante.

Qui exercera les compétences restantes de la province ? 

Certes, la province a été vidé de ses compétences. Pourtant, c’est la Province qui coordonne la Cyclostrade de la Dyle, qui finance la Zone de secours que les communes ne pourraient jamais assumer seules — dont la réforme des casernes a doublé le coût tout en éloignant le service du citoyen —, qui a financé et construit les locaux de TVCom après les inondations de 2021, qui maintient un enseignement technique serein pendant que les autres réseaux multiplient les grèves, et qui finance le Relais social quand la Région lui coupe 850.000 euros.

Pour DéFI Brabant wallon la réforme ne permettra pas de maintenir la qualité de ces services à la population. Et ça, c’est non.

Un affaiblissement démocratique 

Remplacer un Conseil provincial élu au suffrage universel par une assemblée de bourgmestres déjà débordés, victimes de burn-out et de démissions documentées — c’est antidémocratique et irréaliste. Cette assemblée n’a ni la légitimité, ni les moyens, ni le temps d’exercer des missions provinciales.

Le vrai problème, aujourd’hui, résulte dans le nombre d’organismes supra-communaux dont le fonctionnement a toujours fait l’objet d’un flou total : les intercommunales, les Organismes d’intérêts publics (« OIP »), etc.

Pour DéFI, si réforme il doit y avoir, la Région ferait mieux de balayer devant sa porte et de s’attaquer à la réduction drastique du nombre d’intercommunales qui font office de doublons en Wallonie.

La réforme présentée n’en est pas une. C’est un affaiblissement démocratique habillé en simplification administrative.

L’argent des Brabançons wallons — la question qu’on refuse de poser 

Que deviendra l’additionnel provincial au précompte immobilier payé par les Brabançons wallons si la Province disparaît ? Le passif d’autres provinces wallonnes répond clairement : ces ressources seront absorbées dans les budgets régionaux généraux. Le Brabant wallon est la province la plus riche et la mieux gérée de Wallonie.

Les Brabançons wallons seront, une fois de plus, les dindons de la farce wallonne. 

Qui reprendra le Centre culturel du Brabant wallon, les projets « Place aux enfants » et « Place aux artistes », le Relais social intercommunal pour les 267 enfants sans toit, le soutien aux 27 communes face à la bureaucratie régionale ? Personne ne répond. Et ce silence est, en lui-même, une réponse.

Sébastien Willems conclut : « Pour DéFI, la réforme proposée par la Région est bien un hold-up institutionnel et rate complètement la prétendue volonté de simplification institutionnelle. S’il est clair qu’une réforme ambitieuse des provinces est souhaitable, une décision qui fait payer les brabançons cher et vilain… pour des services de moindre qualité, sans contrôle de cette qualité, ce n’est pas une réforme, c’est un vol qualifié !»

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