Crise de l’accueil : une politique migratoire chaotique !
– LE 02 MARS 2023 –
Il y a deux semaines déjà, suite à l’évacuation du squat de Schaerbeek, une centaine de demandeurs d’asile se retrouvaient à la rue, en face du Petit Château. Quinze jours plus tard, leur situation n’a pas changé. François De Smet, en plénière à la Chambre, a interpellé le Premier ministre sur le sujet.
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Publié le 02.03.2023
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Cette mauvaise gestion de la crise de l’accueil nous vaut le ridicule d’une agence fédérale et d’un cabinet ministériel dont les meubles ont été saisis et revendus pour non paiement d’astreintes qui ont atteint à présent 278 millions d’euros.
François De Smet, président de DéFI : “Il semblerait, monsieur le Premier ministre, que vous ayez enfin décidé de prendre le dossier en mains. Il est plus que temps, en effet, car Mme De Moor n’est que partiellement responsable. C’est l’ensemble du gouvernement qui la regarde se noyer.”
Car la situation est grave:
- Le campement de migrants le long du canal s’est agrandi (120 tentes selon Médecins Sans Frontières) et les conditions de vie s’y sont gravement détériorées
- Les baux de plusieurs centres arrivent à échéance
- Les pays voisins commencent à refuser le renvoi de demandeurs d’asile vers notre pays tellement la situation y est jugée dangereuse
Des éléments qui laissent penser que les maigres promesses sur l’augmentation du nombre de places que le fédéral a faites jusqu’ici ne suffiront clairement pas.
Il faudra que le fédéral cesse de rejeter la responsabilité sur les autres.
Et François De Smet de conclure : “J’ai été choqué, monsieur le Premier ministre, de vous entendre ici même il y a 15 jours fustiger les autorités bruxelloises qui avaient décidé que la situation inhumaine du squat de Schaerbeek ne pouvait plus durer.”
Oui, le gouvernement doit assurer la protection des demandeurs d’asile et veiller à ce qu’ils soient accueillis dignement.
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