DéFI : Sortir la Wallonie de l’impasse budgétaire par l’emploi et l’entrepreneuriat.

La Wallonie ne sortira pas de la spirale de la dette sans un choc positif sur l’emploi. Pour stabiliser la dette à moyen terme, DéFI veut hisser le taux d’emploi wallon vers 75–80% d’ici 2029, soit environ 400.000 emplois nets supplémentaires par rapport à 2024.

  • Publié le 09.12.2025

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Alors que la Cour des comptes tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur l’explosion de la dette wallonne — susceptible d’atteindre près de 38 milliards d’euros d’ici 2029 — DéFI appelle à un sursaut de lucidité et de responsabilité collective. La Wallonie ne sortira de l’impasse budgétaire que si elle parvient à hisser son taux d’emploi à un niveau comparable aux régions les plus performantes du pays et d’Europe.​

Une dette hors de contrôle sans changement de trajectoire

La Cour des comptes souligne que la dette directe de la Wallonie pourrait continuer à croître fortement d’ici 2029, avec une charge d’intérêts en forte hausse en raison du refinancement dans un contexte de taux plus élevés. La Région se retrouve ainsi dans une situation où la simple poursuite des politiques actuelles la rapproche d’un effet « boule de neige », rendant le service de la dette de plus en plus coûteux.​

Pour DéFI, la vraie ligne de clivage ne se situe pas entre majorité et opposition, mais entre ceux qui acceptent cette trajectoire et ceux qui veulent la corriger structurellement. 

La récente réforme des droits d’enregistrement pour l’habitation propre, qui a réduit fortement les droits tout en alimentant la hausse des prix immobiliers, risque de constituer une perte nette de recettes pour la Région sans améliorer réellement l’accès à la propriété.​ 

La majorité MR-Engagés qui critiquait la gestion budgétaire de l’ancienne majorité wallonne (MR-PS-Ecolo) n’en a manifestement pas tiré les leçons.

 

Viser 75–80% de taux d’emploi et 400.000 emplois nets

Aujourd’hui, le taux d’emploi des 20–64 ans en Wallonie tourne autour de 68%, loin des régions les plus dynamiques et des objectifs européens. 

Pour stabiliser la dette à moyen terme et se donner une chance réaliste de retrouver un budget à l’équilibre, la Wallonie doit viser un taux d’emploi de l’ordre de 75 à 80% à l’horizon 2029, ce qui représente environ 400.000 emplois nets supplémentaires par rapport à 2024.​

Cet objectif est ambitieux mais cohérent avec les analyses économiques régionales : sans hausse massive du nombre de Wallons au travail, les recettes resteront insuffisantes pour financer durablement les politiques publiques et le service de la dette. 

C’est un choix de société : soit la Wallonie reste une région de sous-emploi structurel, soit elle se donne les moyens de redevenir une région productive et attractive.​

Entrepreneuriat et formation comme piliers

Pour DéFI, la seule manière d’atteindre ces 400.000 emplois nets supplémentaires est de faire de l’entrepreneuriat et de la formation des demandeurs d’emploi les deux pil ki iers de la stratégie wallonne. 

Les expériences menées à Bruxelles, avec le soutien coordonné aux entreprises, aux starters et à la formation qualifiante et continue, montrent qu’une autre trajectoire est possible.​

Concrètement, cela signifie simplifier la vie des entrepreneurs, lever les freins administratifs et fiscaux à la création d’activité, et orienter massivement la formation vers les métiers d’avenir à haute valeur ajoutée (transition énergétique, IA, IT, cybersécurité, soins au regard du vieillissement de la population). Chaque demandeur d’emploi formé, chaque entreprise qui se crée ou se développe en Wallonie, rapproche la Région de l’équilibre budgétaire.​

Refuser la logique de l’exportation des talents

Dans ce contexte, la volonté affichée de faire travailler davantage de Wallons en Flandre illustre un manque d’ambition pour l’économie wallonne elle-même. Favoriser la mobilité interrégionale peut être utile ponctuellement, mais cela ne peut pas devenir une stratégie de substitution à la création d’emplois en Wallonie.​

Ce choix comporte un risque réel de voir partir durablement les profils les plus qualifiés, attirés par des conditions fiscales et salariales plus favorables, au détriment du tissu économique et fiscal wallon.

DéFI refuse ce décrochage silencieux et demande que la priorité soit donnée à la création d’emplois de qualité sur le territoire wallon, pour y maintenir et y attirer les talents.​

 

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