Prime à l’emploi : Bernard Clerfayt dépose un texte prévoyant jusqu’à 600 € par an pour les travailleurs bruxellois à bas salaires.
Alors que la Flandre accorde déjà une prime depuis 2022 et que la Wallonie vient d’annoncer une mesure similaire pour 2028, Bruxelles ne dispose toujours pas d’un dispositif équivalent.
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Publié le 02.11.2026
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Pour y remédier, Bernard Clerfayt, député DéFI, dépose au Parlement une proposition d’ordonnance visant à soutenir les travailleuses et travailleurs bruxellois à bas salaires.
Bruxelles, qui connaît le taux de chômage le plus élevé du pays, ne peut pas rester la seule Région à ne pas disposer d’un tel programme. Concrètement, cette prime atteindrait 600 euros par an pour les Bruxellois qui travaillent pour un bas salaire.
Le travail doit toujours rapporter plus que l’inactivité. La Flandre l’a compris en 2022, la Wallonie vient de le décider. Bruxelles, où le problème est le plus aigu, doit se doter du même instrument.
Selon les premières hypothèses de travail, entre 180.000 et 220.000 Bruxellois pourraient bénéficier de cette prime, dont le dispositif prévoit :
- Jusqu’à 600 euros par an pour un travail à temps plein au salaire minimum, au prorata pour les temps partiels.
- Une prime dégressive jusqu’au salaire de 3.700 euros bruts par mois : une augmentation de salaire ne fait jamais perdre plus qu’elle ne rapporte.
- Aucune démarche : la prime est calculée sur la base des données de la sécurité sociale et versée chaque année par Bruxelles Fiscalité.
- Une première année de référence en 2027 et un premier paiement en 2028, en même temps que la prime wallonne.
Cette proposition intervient alors que Bruxelles comptait 100.198 chercheurs d’emploi inscrits fin septembre 2026. Avec un taux d’emploi de seulement 63,9 % en 2025, la capitale reste loin de son objectif de 70 % à l’horizon 2030.
Pour un même emploi et un même salaire, les travailleurs ne bénéficient pas du même soutien selon leur Région de résidence.
| Situation | Prime flamande (aujourd’hui) | Prime wallonne (dès 2028) | Prime bruxelloise proposée | |
| Aïcha, 38 ans, Anderlecht | Aide-ménagère titres-services à 4/5 temps, au salaire minimum (environ 2.150 € bruts par mois à temps plein) | environ 540 € | environ 400 € | 480 € |
| Sophie, 45 ans, Schaerbeek | Aide-soignante à temps plein, 3.000 € bruts par mois, mère de deux enfants | environ 125 € | environ 370 € | environ 270 € |
| Karim, 27 ans, Molenbeek | Magasinier à temps plein, 2.500 € bruts par mois | environ 450 € | environ 450 € | environ 465 € |
Au-delà du soutien au pouvoir d’achat, l’objectif est de rendre le travail financièrement plus attractif et d’encourager le retour à l’emploi.
Il est injuste qu’une aide-ménagère d’Anderlecht gagne moins en net que sa collègue de Vilvorde aujourd’hui, et que celle de Wavre dès 2028, pour le même travail. La prime à l’emploi vise à réduire cette différence de traitement
Un coût comparable à la baisse d’impôt décidée pour tous.
La prime coûterait de l’ordre de 50 à 70 millions d’euros par an. C’est un montant du même ordre que la baisse de 1 % de l’impôt des personnes physiques décidée par le gouvernement bruxellois, qui coûtera 58 millions d’euros par an à partir des revenus de 2027. Cette baisse profite à tous les contribuables, quels que soient leurs revenus et qu’ils travaillent ou non, sans effet ciblé sur l’emploi des Bruxellois.
À budget comparable, la prime à l’emploi concentre l’effort sur ceux qui travaillent pour un bas salaire et sur ceux qui hésitent à reprendre un emploi. C’est l’outil le plus direct pour atteindre l’objectif de 70 % d’emploi que s’est fixé la Région
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