DéFI dénonce la prise en otage et l’irresponsabilité de l’Open VLD et demande au MR de présenter au Parlement bruxellois un gouvernement, quitte à ce qu’il soit minoritaire du côté flamand

Bruxelles traverse une crise politique sans précédent. Alors que la Région est confrontée à des défis majeurs en matière de budget, de logement ou encore d’emploi, l’Open VLD et M. de Gucht s’obstinent à bloquer toute formation de gouvernement. Avec ses 8 500 voix, soit 1,43 % des électeurs bruxellois en âge de voter, ce parti empêche toute avancée. Cette situation illustre une fois de plus l’aberration du système électoral bruxellois, qui accorde un poids démesuré aux partis flamands et à leurs exigences, au détriment des Bruxellois

  • Publié le 19.03.2025

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Il y a, cependant, une urgence immédiate. Bruxelles a besoin d’un gouvernement et ne peut plus être otage de politiques irresponsables. C’est pourquoi, DéFI appelle le MR à enfin prendre ses responsabilités et de proposer au vote un gouvernement devant le Parlement bruxellois qui serait minoritaire du côté flamand, ce qui a déjà été le cas au fédéral durant la Vivaldi.

Il appartiendra aux parlementaires de choisir s’ils défendent encore Bruxelles ou s’ils préfèrent défendre leurs intérêts particratiques avant tout.

En cas d’échec, DéFI rappelle sa proposition de mettre en place des médiateurs “brusseleir”, d’anciens ou d’anciennes ministres francophones et néerlandophones, qui ont une réelle expérience et qui ont démontré un réel attachement à Bruxelles en tant que ville Région.

Si rien ne change, le risque est grand que Bruxelles soit placée sous tutelle du fédéral. Ce serait une gifle pour les Bruxellois si l’avenir de leur Région était décidé ailleurs que par celles et ceux qui la font vivre au quotidien

Sophie Rohonyi, présidente de DéFI

DéFI a toujours défendu une réforme du système électoral bruxellois dès le début. Nous proposons de supprimer les groupes linguistiques et de mettre en place des listes bilingues, comme aux élections communales où cela fonctionne très bien. Il faut garantir une présence flamande dans le gouvernement, certes, mais supprimer cette surreprésentation flamande qui aujourd’hui donne un poids trop important et une force de blocage aux partis flamands par rapport à ce qu’il représente dans la population bruxelloise.

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