Incendie des Hautes Fagnes : DéFI exige des comptes sur la préparation de la Belgique aux catastrophes
DéFI demande la convocation urgente des commissions compétentes des parlements fédéral et wallon et exige des réponses sur les moyens aériens, la Protection civile, la coordination des secours et la prévention des incendies
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Publié le 17.08.2026
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Alors que plus de 250 intervenants sont mobilisés face à l’incendie qui frappe les Hautes Fagnes, DéFI tient d’abord à saluer le courage et le professionnalisme exceptionnels des pompiers, agents du DNF, membres de la Protection civile, policiers et agriculteurs venus prêter main-forte aux opérations.
Mais une fois l’urgence passée, une question devra être posée : la Belgique était-elle suffisamment préparée à un incendie de cette ampleur ?
« Cinq ans après les inondations meurtrières de juillet 2021, notre pays ne peut plus découvrir ses vulnérabilités au moment où survient la catastrophe. Avec la multiplication des sécheresses et l’augmentation du risque de feux de végétation majeurs, l’anticipation doit devenir une priorité de sécurité publique. Les professionnels qui risquent aujourd’hui leur vie sur le terrain doivent pouvoir compter sur un État préparé, équipé et coordonné », insiste Sophie Rohonyi, présidente de DéFI.
DéFI demande dès lors la réunion urgente des commissions compétentes des parlements fédéral et wallon, afin que les gouvernements répondent notamment à cinq questions :
- Pourquoi la Belgique ne dispose-t-elle toujours pas d’une capacité propre de bombardement d’eau ?
Quels moyens aériens étaient effectivement disponibles lorsque l’incendie s’est déclaré et quelles conventions l’État a-t-il conclues avec des opérateurs privés ? - La Protection civile dispose-t-elle encore des effectifs suffisants pour affronter plusieurs catastrophes majeures ?
Sur plus de 250 intervenants mobilisés, seule une vingtaine d’agents de la Protection civile étaient engagés. Était-ce un choix opérationnel ou la limite des moyens immédiatement mobilisables ? Sept ans après la réforme de 2019, quel bilan indépendant en a été tiré ? - Pourquoi nos secours doivent-ils encore recourir à des applications de messagerie pour coordonner certains moyens ?
En 2026, la Belgique dispose-t-elle d’un outil national, partagé et opérationnel permettant de connaître et de mobiliser en temps réel les ressources disponibles lors d’une catastrophe majeure ? - Le risque d’incendie avait-il été suffisamment anticipé dans les Hautes Fagnes ?
Quel niveau d’alerte avait été établi avant le 14 août ? Quelles mesures préventives avaient été décidées ? Des dispositifs coupe-feu adaptés avaient-ils été aménagés ? - Avons-nous une stratégie spécifique pour les incendies de tourbières et pour rendre nos forêts plus résilientes ?
Un plan existe-t-il pour les Hautes Fagnes ? Quand a-t-il été actualisé pour la dernière fois et quelles adaptations sont aujourd’hui nécessaires face à l’évolution du risque climatique ?
« Nous devons arrêter de gérer les catastrophes au coup par coup »
Les inondations de 2021 ont conduit à des investissements et à des réformes importantes en matière de prévention du risque hydrologique. L’incendie des Hautes Fagnes doit désormais nous conduire à examiner avec la même exigence notre préparation face aux incendies de grande ampleur.
DéFI demande ainsi aux gouvernements wallon et fédéral de faire toute la lumière sur les moyens disponibles et d’engager les réformes nécessaires pour adapter notre dispositif de sécurité civile à la multiplication des crises climatiques.
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