DéFI dépose plainte auprès du CSA contre l’exclusion injustifiée de ses représentants aux débats des présidents de partis

Cette semaine et la semaine prochaine, les chaînes de télévision RTBF et RTL organisent à tour de rôle un débat des présidents de partis démocratiques francophones. Ils seront cinq, et non six. Autrement dit, la présidente de DéFI, Sophie Rohonyi, n’a pas été invitée à participer à ces débats, alors que ses prédécesseurs l’étaient systématiquement, tant en période électorale qu’en dehors. 

  • Publié le 02.09.2025

  • min.

Les deux chaînes justifient cette éviction par l’absence actuelle de parlementaires DéFI au Parlement wallon et au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour DéFI, cette motivation est arbitraire, subjective et politique, puisque les critères choisis ont pour conséquence d’exclure seul le parti DéFI.

Cette motivation est également contraire à l’esprit du décret du 4 février 2021 relatif aux services de médias audiovisuels. 

En effet, il prévoit que les partis démocratiques représentés dans les assemblées doivent bénéficier d’un traitement équilibré et non discriminatoire dans les médias, mais aussi que les chaînes télévisées doivent assurer un pluralisme politique indispensable en démocratie.

Or, DéFI :

  • est un parti démocratique représenté au Parlement fédéral et au Parlement bruxellois. Il était aussi représenté au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles suite aux dernières élections. 
  • a recueilli plus de 85.000 suffrages à la Chambre et près de 56.000 au Parlement wallon lors des élections du 9 juin 2024 ; 
  • incarne aujourd’hui la seule force politique de centre démocratique dans l’opposition francophone, proposant un discours nuancé et constructif à l’heure où les débats publics sont gangrénés par la polarisation, la violence verbale et les extrémismes.

Exclure DéFI, c’est donc priver le débat public d’une voix essentielle : celle du centre, celle du dialogue, celle de l’opposition nuancée, et celle du refus de la radicalisation.

Par ailleurs, l’exclusion de DéFI du débat RTL entraîne une conséquence supplémentaire inacceptable : la composition du panel sera exclusivement masculine, ce qui constitue un grave recul en matière de représentation des femmes dans les débats politiques et médiatiques. 

DéFI demande dès lors au CSA d’instruire sa plainte dans les plus brefs délais et d’assurer le respect d’un pluralisme médiatique équilibré.

« Nous refusons que les citoyennes et citoyens francophones soient privés d’une alternative démocratique et centriste dans des débats aussi importants pour l’avenir du pays. Le pluralisme n’est pas une option, c’est une exigence démocratique.”, conclut Sophie Rohonyi, présidente de DéFI. 

Tags

  • Discrimination

Communiqué de presse

Bonne gouvernance

DéFI propose la fin des nominations « des copains » des présidents de parti dans les grandes entreprises publiques

L’émoi suscité par la nomination d’Axel Miller à la SFPIM, le fonds souverain belge, a légitimement défrayé la chronique: co-responsabilité dans la débâcle Dexia, et donc dans sa national

07.04.2026

Communiqué de presse

Enseignement

Réforme du minerval : le gouvernement manque sa cible et ignore la réalité des étudiants.

DéFI Jeunes et DéFI estiment que la réforme du minerval portée par le gouvernement MR–Engagés passe à côté de ses objectifs et ne répond pas aux réalités concrètes vécues par les étudi

24.03.2026