DéFI interpelle la RTBF : Nadia Geerts doit être sanctionnée pour ses propos minimisant la famine à Gaza”

Le parti DéFI exprime son indignation la plus ferme face aux propos tenus par Nadia Geerts, vice-présidente du Conseil d’administration de la RTBF, dans un tweet publié le 27 juin 2025 : « Je dis ça avec toutes les précautions nécessaires, mais si on cherche un restaurant à Gaza sur Google, on en trouve plusieurs qui ont l’air d’être en activité »

  • Publié le 01.07.2025

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En relayant des arguments issus de la sphère d’extrême droite, en s’appuyant sur une simple recherche Google Maps et des images de crêpes pour tenter de discréditer une famine pourtant attestée par toutes les grandes instances internationales — l’ONU, l’OMS, le CICR, le PAM ou encore Médecins Sans Frontières — Mme Geerts s’est inscrite dans une logique dangereuse de relativisation et de désinformation.

Ces propos sont inacceptables à plusieurs titres :

  1. Ils participent à une déshumanisation intolérable, niant la souffrance d’un peuple plongé dans une crise humanitaire majeure.

  2. Ils flirtent avec le complotisme, en remettant en cause des faits établis et documentés par des organismes reconnus.

  3. Ils alimentent la confusion et les fake news, dans un contexte où la vérité est déjà trop souvent mise à mal par des discours complotistes, populistes et polarisants

 

Le scandale est d’autant plus grave qu’il émane d’une figure centrale du principal média de service public francophone. En tant que vice-présidente du CA de la RTBF — et membre de son comité de direction — Mme Geerts incarne une responsabilité éthique et institutionnelle majeure. Conformément à la législation et à la réglementation en vigueur (décret sur la gouvernance des organismes publics, Charte de l’administrateur public de la RTBF et R.O.I. de la RTBF), elle se doit d’être garante de la rigueur, de l’exemplarité et de la probité de l’information publique.

Si le tweet a été supprimé, il a été suivi, ce mardi 1er juillet, dans une interview accordée par Madame Geerts au média 21News, de nouvelles tentatives de minimisation du drame, de relativisation de la gravité et des conséquences de ses propos, qualifiant l’indignation face à ses propos de « narratif dominant ».

Ce comportement n’est pas une erreur isolée : c’est une posture. Une posture qui détourne l’attention, banalise l’horreur et trahit les principes mêmes du service public, principes qui doivent valoir pour informer tant sur l’horreur du pogrom du 7 octobre et la souffrance des Israéliens attendant la libération des otages, que sur la famine que subissent aujourd’hui les Gazaouis.

C’est pourquoi DéFI, fidèle à ses engagements pour un État de droit fort, une neutralité institutionnelle rigoureuse et une démocratie lucide face aux dérives extrémistes, demande au Conseil d’administration de la RTBF, qui se réunit le 17 juillet prochain, de prendre ses responsabilités. Une sanction à la hauteur des faits doit être adoptée.

Il en va de la crédibilité de la RTBF que Madame Geerts est censée défendre. Il en va du respect des faits. Il en va, surtout, de notre exigence collective pour une information intègre et digne.

 

DéFI

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