Pourquoi faire équipe est-il devenu essentiel pour notre mouvement ?

Nous voulons faire vivre une autre logique : celle d’une équipe. Une équipe qui se parle, qui se coordonne et qui porte un projet commun – Sophie Rohonyi

  • Publié le 16.07.2026

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SOPHIE ROHONYI : Le congrès statutaire du 21 juin dernier marque un vrai tournant pour DéFI. Nous avons choisi de tourner une page : celle d’un parti trop longtemps organisé autour d’une seule personne. Aujourd’hui, nous voulons faire vivre une autre logique : celle d’une équipe.

Une équipe qui se parle, qui se coordonne et qui porte un projet commun. Un parti avec à sa tête une équipe portant une même vision et parlant d’une même voix sera nécessairement un parti plus uni et plus efficace. C’est ce qui nous a manqué – et pénalisé – en 2024. Nous en tirons collectivement les leçons aujourd’hui.

Ce changement nous donne le cadre nécessaire pour passer de l’ambition à l’action. Il doit nous permettre d’être plus ouverts sur la société, plus solides dans nos combats et, surtout, plus lisibles dans notre action collective.

 

SOPHIE ROHONYI : François, concrètement, comment ton action politique peut-elle contribuer à faire vivre notre nouvelle dynamique collective ?

FRANÇOIS DE SMET : Dans le débat public, notre responsabilité est de porter une ligne claire, lisible et fidèle à nos valeurs. Faire équipe, ce n’est pas seulement se coordonner en interne, c’est aussi donner de la force à notre parole commune, par nos déclarations comme par nos actes.

Je suis peut-être le seul représentant DéFI au Parlement fédéral, mais je veux que chacune de mes prises de position, chacun de mes combats et chacune de mes interventions contribue à renforcer la crédibilité de notre mouvement et de ses représentants.

C’est aussi notre rôle d’élus de donner à nos membres et à nos électeurs des repères clairs. En s’engageant à nos côtés ou en votant pour nous, ils doivent savoir que nous défendons un projet cohérent, exigeant et utile. Même depuis l’opposition, nous avons su peser. L’Arizona s’est engagée à créer un Parquet national financier chargé de lutter contre la criminalité financière.

 

FRANÇOIS DE SMET :  Jonathan, les rencontres citoyennes que nous organisons depuis quelques mois à Bruxelles et en Wallonie marquent-elles un rapprochement dans notre dynamique commune ?

JONATHAN DE PATOUL : Ces rencontres partent d’une conviction simple : notre mouvement doit davantage écouter, décloisonner, faire circuler des idées et construire des propositions claires et percutantes. Bruxelles et la Wallonie ont chacune leurs réalités, mais beaucoup de nos combats se répondent.

Les attentes des citoyens dépassent souvent les frontières institutionnelles. Avec ces rencontres citoyennes, nous voulons créer des ponts entre le parti, les membres, les mandataires, les sections locales ainsi que les citoyens bien sûr.

C’est une manière concrète de faire vivre cette logique d’équipe, de donner un objectif commun à nos sections et d’inscrire les citoyens dans notre processus de modernisation.

 

JONATHAN DE PATOUL : Caroline, quel regard poses-tu, comme jeune présidente de fédération, sur ces changements internes ?

CAROLINE LESPAGNARD : Je le vois comme une vraie opportunité. Cette nouvelle dynamique peut nous aider à mieux nous organiser sur le terrain, mais aussi à faire remonter plus clairement les préoccupations wallonne vers le parti.

Sur le terrain, on voit bien que les réalités se rejoignent. Que l’on soit à Liège, dans le Brabant wallon ou à Schaerbeek, les mêmes difficultés reviennent : l’emploi, le pouvoir d’achat, la mobilité. Mon voisin qui peine à retrouver un emploi et une maman solo de Gembloux sont sujets, au fond, aux mêmes inquiétudes.

Je suis enthousiaste à l’idée de voir comment tout cela va se concrétiser, et comment nous pourrons rendre notre combat commun plus efficace.

Une chose est certaine, nous faisons route commune. Réformer notre parti avec la même exigence que celle qui guide notre ambition pour le pays est aujourd’hui notre moteur commun.

Sophie ROHONYI

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