Journée de la Mobilité : entre belles promesses et réalités rurales oubliées
Cette année, la Semaine de la Mobilité en Wallonie rappelle que « la mobilité ne se résume pas uniquement aux déplacements, mais qu’elle est un véritable levier de santé publique » : encourager les modes durables et actifs, apaiser les environnements, sécuriser les déplacements… en Wallonie
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Publié le 19.09.2025
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Ces objectifs sont louables. Toutefois, au-delà des slogans et des challenges vélo ou piétons, la réalité dans les zones rurales révèle des lacunes importantes, qui rendent ces ambitions difficilement applicables pour beaucoup :
Ce qui cloche
Absence ou insuffisance d’abris-bus Partout, on encourage « citoyens, entreprises, écoles, administrations… à privilégier les modes de déplacements durables et actifs » Mais quand on dépend d’un transport en commun, quel confort ou quelle dignité y a-t-il à attendre sous la pluie ou par grand vent ? Sans abris-bus adaptés, avec bancs, système de protection, éclairage, l’attente devient souffrance. Et cela affecte particulièrement les personnes âgées, les enfants, ou celles à mobilité réduite.
Suppression ou fermeture de gares locales / manque de service ferroviaire dans les campagnes
La Semaine de la Mobilité vise aussi à encourager les itinéraires plus durables, mais il est paradoxal de promouvoir cela lorsque des gares rurales ferment, lorsqu’on réduit les arrêts ou les trains dans les villages, ou quand les fréquences sont si faibles qu’elles rendent le rail plus qu’inefficace pour les habitants ruraux. Pour beaucoup, le train n’est plus une option viable, ce qui force au transport routier individuel.
Écart entre les annonces de mobilité durable “pour tous” et les infrastructures disponibles “pour quelques-uns”
On parle d’un “levier de santé publique” , de rendre les environnements “plus apaisés et sécurisés” pour tous. Mais si l’accès aux transports publics est inégal selon le lieu d’habitation ville ou campagne, on creuse les inégalités. On invite à marcher ou rouler, mais souvent sans trottoirs, sans pistes cyclables sécurisées, sans abris, sans transports collectifs fréquents.
Ce qu’il faut maintenant :
Un inventaire (public, transparent) de toutes les gares locales fermées ou menacées, des lignes rurales à faible fréquence, et des abris-bus manquants, avec priorisation selon le nombre d’usagers, distances, climat, densité de population, etc.
L’engagement d’un plan de rénovation et installation d’abribus dans les zones rurales, avec standards de confort (protection météo, éclairage, sécurité, information horaire).
Un moratoire sur toute fermeture de gares rurales, et une évaluation sérieuse de leur utilité sociale et environnementale, avant de décider de réduire les services. La SNCB doit être partie prenante dans les projets de redynamisation des gares rurales et son personnel doit jouer un rôle-clé dans ceux-ci. Il faut dans cette optique réinventer le rôle du guichetier dans les zones rurales en élargissant ses missions pour en faire le rouage principal d’un mini centre de services.
Une politique de financement ciblé pour les infrastructures de mobilité dans les communes rurales : transports publics, pistes cyclables, trottoirs, abris-bus, etc…
Que les slogans comme “mobilité durable pour tous” soient assortis d’indicateurs concrets : couverture des transports publics, temps d’attente, confort, sécurité, etc., inclus dans les plans de mobilité de la Wallonie.
Pour conclure
La Semaine de la Mobilité 2025 offre une occasion précieuse de sensibiliser, de conscientiser, de mobiliser les citoyens. Mais elle ne doit pas rester un moment symbolique. Si l’on veut vraiment bâtir une mobilité durable en Wallonie, il faut que les habitants des zones rurales tout autant que ceux des villes aient les moyens concrets d’y accéder : des gares ouvertes, des bus protégés, des pistes cyclables, des trottoirs adaptés au PMR .
Jonathan Martin Conseiller communal à Libramont
Véronique Vandegoor Présidente provinciale du Brabant wallon
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