Journée des droits humains :
la place d’un enfant n’est
ni en détention ni dans la rue

–  Le 10 DÉCEMBRE 2022 –

Chacun a droit au respect de ses libertés et droits fondamentaux. Chacun, cela inclut évidemment les migrants et les demandeurs d’asile. En cette journée des droits humains, DéFI rappelle que le gouvernement belge doit prendre ses responsabilités et enfin respecter la loi.

  • Publié le 10.12.2022

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Héberger les demandeurs d'asile : une obligation internationale

En matière de migration, il y a une chose sur laquelle on ne peut pas transiger : le droit pour quelqu’un qui vient solliciter l’asile d’être hébergé le temps de sa demande. Or, en pleine crise énergétique et après la pandémie du Covid, la crise migratoire que traverse la Belgique aujourd’hui est complètement mise de côté.

Même si le nombre de demandeurs d’asile est inférieur au record historique de l’été 2015, l’Etat belge n’agit pas. Rappelons que Fedasil a déjà été condamné 7000 fois par le tribunal francophone de Bruxelles auxquelles s’ajoutent 150 condamnations par la Cour européenne des droits de l’homme.

François De Smet, notre président et député fédéral, rappelle que cet accueil obligatoire pendant la période d’examen du dossier d’un demandeur d’asile n’implique pas forcément que la Belgique doive l’accueillir à long terme. Certains seront même invités à retourner chez eux si leur demande n’est pas acceptée. Mais la Belgique doit accueillir dignement ceux qui nous demandent l’asile : le droit humanitaire est très clair sur ce point. 

François De Smet a également interpellé la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration sur la situation alarmante des familles dormant dans la rue faute de place dans les centres censés les accueillir.

Mettre fin à la détention d’enfants dans les centres fermés

Vivre dans la rue n’est pas acceptable… mais vivre enfermé non plus ! Si le gouvernement actuel s’est engagé à mettre fin à la pratique de détention des mineurs dans les centres fermés, la base légale pour la réactivation de cette pratique existe toujours. Cela veut dire que n’importe quel futur gouvernement pourrait dès lors, à sa guise, décider d’autoriser à nouveau l’enfermement des enfants demandeurs d’asile dans des centres fermés. Ce n’est évidemment pas acceptable.

Pour Défi, il est intolérable qu’un gouvernement agisse de la sorte. C’est pourquoi, en septembre dernier, nos députés fédéraux Sophie Rohonyi et François De Smet, ont déposé une proposition de loi interdisant l’enfermement des enfants mineurs et de leur famille dans des centres fermés.  

Rappelons que la Belgique a déjà été condamnée à trois reprises par la Cour européenne des droits de l’homme pour avoir placé en détention des mineurs en séjour irrégulier.

 

 

 

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  • Droits humains

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