La République Tchèque, une Ukraine avant l’heure ?

– LE 26 SEPTEMBRE 2022 –

Ariane de Lobkowicz, députée DéFI au Parlement bruxellois interrogeait l’ambassadeur de République Tchèque quant à l’abandon de son pays par les pays membres de l’Union européenne à l’époque soviétique et le traitement de faveur accordé aujourd’hui à l’Ukraine.

  • Publié le 26.09.2022

  • min.

Retrouvez ci-dessous l’intervention d’Ariane de Lobkowicz, députée au Parlement bruxellois.

La République Tchèque a une position très proche de notre pays et de l’Union européenne en ce qui concerne le dossier de l’Ukraine. Nous savons aussi combien vous subissez plus que la Belgique les conséquences de l’invasion de l’Ukraine, que ce soit à cause de votre proximité géographique avec la zone de conflit, le prix des carburants ou l’arrivée des réfugiés.

Il faut dire aussi que nous connaissons votre histoire et que vous savez mieux que personne ce que signifie la présence russe sur votre territoire. C’est tout de même pendant 45 ans que le vent de Sibérie a soufflé sur la Bohême. La question que je voudrais vous poser est plus fondamentale et soulève surtout des aspects historiques. Comment jugez aujourd’hui le très fort soutien par l’Union européenne et tous les gouvernements de l’Union au gouvernement et au peuple ukrainien ?

Comment vous, citoyens tchèques, jugez cet engagement si important en faveur de l’Ukraine ? N’y voyez-vous pas dans votre propre histoire le vœu formulé par l’Occident de ne pas vous avoir soutenus, vous les Tchèques, et pire, de vous avoir même abandonnés lorsque vous étiez dans une situation finalement semblable. Je rappelle cette histoire terrible qui est celle de votre peuple. En 1938, par les accords de Munich, les Français et les Britanniques ont cédé sans un coup de fusil la Tchécoslovaquie à Hitler. Il n’y a pas eu la moindre petite intervention occidentale en août, en 1968, au moment du Printemps de Prague. Ce sont les Tchèques et les Slovaques qui ont dû se libérer eux-mêmes en 1989, sans l’aide de personne, sous la conduite du regretté Václav Havel.

Alors aujourd’hui, comment analysez cela ? Est-ce que l’histoire de la République Tchèque n’aurait pas été fondamentalement différente si, dès 1938, l’Occident avait eu la réaction qu’elle a eu aujourd’hui avec la Russie ? Est-ce que ce n’est pas dans la reconnaissance de cette immense erreur que se trouvent les arguments et la force que nous devons avoir aujourd’hui pour stopper les dirigeants russes ?

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