Les victimes des attentats terroristes ont besoin de plus de soutien

– LE 22 MARS 2023 –

Le 22 mars 2016, des actes terroristes frappaient Bruxelles, faisant des centaines de victimes. À la suite de ces dramatiques événements, de nouvelles lois ont été adoptées. Mais c’est encore insuffisant. 

  • Publié le 22.03.2023

  • min.

Sept ans après les attentats de Bruxelles, le procès est en cours. Pourtant, les victimes se sentent abandonnées par le gouvernement. Bien que les aides et indemnités ne puissent faire oublier les plaies et traumatismes des victimes, elles peuvent les aider à reprendre le cours de leur vie. Pour DéFI, l’État doit proposer de véritables formes de reconnaissance, de solidarité et de soutien aux victimes des attentats de terrorisme.

Nos députés fédéraux, Sophie Rohonyi et François De Smet, ont déposé une proposition de résolution visant à instaurer le statut de pupille de la Nation pour les enfants victimes d’actes de terrorisme. Elle a été présentée ce mardi en Commission de la Santé. 

Le but de cette proposition qui s’inspire du droit français ? Mettre à jour la loi existante sur le statut des orphelins de guerre. L’un des objectifs de cette loi est de permettre à chaque enfant, qu’ils soient victimes directe ou indirecte d’une guerre ou d’un acte terroriste, de bénéficier de droits. 

Ces droits sont : 

  1. un soutien matériel et moral jusqu’à l’âge de 21 ans ou jusqu’à la fin des études ; 
  2. l’exonération des droits de donation sur le patrimoine du parent blessé à la suite d’un acte de terrorisme ainsi qu’une exonération des droits de succession ; 
  3. la gratuité des frais de scolarité et d’éducation et le droit à une assistance spécifique dans la recherche d’emploi.

DéFI plaide également pour aider et soutenir davantage les victimes des attentats du 22 mars.

Oui, il faut créer un guichet unique d’accompagnement, dont le rôle serait d’assister les victimes dans l’ensemble de leurs démarches. Actuellement, le gouvernement n’a pas prévu suffisamment de personnes de référence, pour prendre en charge des procédures souvent lourdes. Ce manque d’aide est un frein dans le processus de reconstruction. 

L’idée de mettre sur pied un fonds de garantie afin d’aider et d’indemniser les victimes d’attentats terroristes a été abandonnée. DéFI demande sa mise en place sans délai. Ce fonds permettrait aux victimes d’actes terroristes d’être indemnisées par le gouvernement dans l’attente de l’intervention éventuelle des assurances. 

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