Maison de repos :
le confort des résidents
devrait être le seul curseur

– LE 14 DÉCEMBRE 2022 –

Le groupe DéFI accorde une grande importance à l’évaluation des politiques publiques. Il est par ailleurs normal que les autorités publiques imposent des obligations à ceux qui bénéficient de leurs subventions. L’accueil des aînés forme un véritable enjeu social, qui ne se présente pas de la même manière sur l’ensemble du territoire bruxellois.

  • Publié le 14.12.2022

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Notre député et chef de groupe bruxellois Emmanuel De Bock est revenu sur cet enjeu en commission de la Santé et de l’Aide aux personnes.

En effet, prenons l’exemple de la commune d’Uccle. Sa population présente un des âges moyens les plus élevés de la Région. On trouve dans la commune une offre d’établissements pour aînés très abondante et très diversifiée dans le secteur privé contrairement, malheureusement, à la maigre offre publique.

Le CPAS ucclois ne peut placer dans ses propres établissements qu’un tiers des aînés qu’il accompagne, les deux autres tiers étant placés dans des établissements privés, parfois situés dans d’autres communes. Il est donc heureux que le secteur privé pallie cette carence, que celle-ci résulte ou non de décennies de sous-investissement.

Emmanuel De Bock, chef de groupe au Parlement bruxellois

Les établissements publics sont les moins chers pour les résidents, mais ils sont souvent déficitaires : leur coût par personne hébergée est en réalité largement supérieur à celui des établissements privés. Au final, il est donc moins onéreux pour les CPAS de sous-traiter l’hébergement des aînés au secteur privé.

En passant, on peut déplorer que, pour des raisons idéologiques, les établissements publics qui ne répondent plus aux normes se voient accorder des dérogations qui, dans le même temps, sont refusées aux établissements privés. Le confort des résidents devrait être le seul curseur.

Un rééquilibrage est essentiel, mais il doit être subordonné à une cartographie des besoins quartier par quartier. Tout en gardant une attention particulière aux maisons de repos et de soins qui sont des structures plus lourdes destinées à l’accueil des personnes en situation de grande dépendance.

Il faut sortir d’une logique purement quantitative et tenir compte de la dimension qualitative.

Il convient enfin de soutenir le personnel des établissements pour aînés, tant privés que publics, sur lequel tout repose. Il est d’ailleurs à noter que le secteur de l’aide aux personnes et des soins infirmiers demeurera pourvoyeur d’emplois. Il est donc regrettable qu’un nombre insuffisant de Bruxellois y soient formés.

Emmanuel De Bock en commission

On sait par ailleurs que les maisons de repos, notamment publiques, placent une partie de leurs lits, « en portefeuille », c’est-à-dire qu’elles ont l’autorisation de les ouvrir mais ne le feront que si la demande le justifie. Ce faisant, elles revendent le surplus, un peu comme on le fait avec les licences dans le secteurs des taxis.

Par ailleurs, les aînés à la charge du CPAS n’ont pas la liberté de choisir leur établissement. En effet, le CPAS prend la décision et les aînés sont ainsi placés dans une maison de repos de tel secteur avec des infrastructures et un encadrement de plus ou moins bonne qualité selon l’endroit.

Nous oublions encore trop souvent les alternatives aux maisons de repos. L’une d’entre elles est le maintien à domicile. Cet oubli interdit, par exemple, d’étendre aux aînés qui restent chez eux l’exonération du précompte immobilier dont bénéficient maisons de repos, résidences-services, etc.

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