DéFI propose la fin des nominations « des copains » des présidents de parti dans les grandes entreprises publiques

L’émoi suscité par la nomination d’Axel Miller à la SFPIM, le fonds souverain belge, a légitimement défrayé la chronique: co-responsabilité dans la débâcle Dexia, et donc dans sa nationalisation à coups de 3 milliards d’argent public, mais aussi renforcement de la méfiance des citoyens à l’égard des partis traditionnels. Cela se traduit par un populisme grandissant qui menace notre équilibre démocratique.

  • Publié le 07.04.2026

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Pour DéFI, il ne suffit plus de dénoncer le placement des copains des présidents de partis à des postes d’influence, il faut mettre fin au népotisme et au copinage en révolutionnant le système de nominations publiques dans les CA des grandes entreprises publiques autonomes telles que la SFPMI, mais aussi Proximus, Elia, Bpost, SNCB, STIB, RTBF, etc.

Concrètement, les nominations auraient lieu en quatre étapes articulées autour de principes essentiels comme la compétence, l’indépendance, la transparence, et la responsabilité, et inspirées de méthodes de bonne gouvernance pratiquées en Suède, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas:

  1. Le gouvernement définit par arrêté publié au Moniteur belge et sur le site du Selor le profil recherché avec des critères clairs: diplômes, expérience sectorielle, indépendance du politique, absence de conflits d’intérêt…
  2. Une commission indépendante, composée d’experts du secteur concerné, d’académiques, et de membres de fédérations professionnelles nommés par un organisme lui-même indépendant comme la Cour des comptes ou l’Académie royale de Belgique, analyse les candidatures reçues pour en faire une shortlist des trois meilleurs candidat.e.s. Les membres de cette commission ne peuvent avoir été ni membres de cabinet ministériel, ni élus actifs ou présidents de parti, au cours des cinq dernières années.
  3. Les trois candidats sélectionnés sont auditionnés au Parlement sur leur stratégie, la gestion des risques et leur vision, comme c’est le cas au Royaume-Uni ou pour les membres de la Commission européenne.
  4. Le gouvernement choisit parmi ces trois candidats en motivant publiquement son choix.

Une fois nommée, la personne finalement désignée sera chargée d’élaborer un contrat d’objectifs rendu public et sera évaluée chaque année par le Parlement.

“En Belgique, les présidents de parti nomment qui ils veulent à la tête d’entreprises publiques posant des choix stratégiques majeurs pour le pays. Ils y perçoivent en outre des jetons de présence pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cela peut être le sponsor de son club de foot comme tout autre membre de son entourage. A l’heure de la grave crise budgétaire et énergétique actuelle, c’est indécent. La gestion de ces grandes entreprises – et plus largement la confiance dans notre système démocratique – mérite mieux qu’un coup de fil entre présidents de parti. DéFI propose donc de s’inspirer du système des nominations aux postes de direction dans les “non-departmental public bodies” au Royaume-Uni, lequel a fait ses preuves. Nous voulons que toute nomination passe par un appel public, une sélection indépendante, une audition au Parlement et une motivation de choix. Nous sommes en démocratie, pas en copinocratie.”, conclut Sophie ROHONYI, présidente de DéFI.

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