DéFI veut un grand Pacte national prévention pour améliorer la santé des Belges et réduire durablement les dépenses évitables.

DéFI propose son Pacte National Prévention : la prévention à un seul acteur — le fédéral — et le dégagement de plus de 2 milliards d’euros d’économies nettes avant 2029

  • Publié le 31.08.2026

  • min.

DéFI lance ce jour une initiative qui vise à la fois à sauver des milliers de vies et à économiser des milliards en  finances publiques: le Pacte national prévention

Le constat est connu:  la Belgique dépense énormément pour réparer et assez peu pour éviter, et c’est là que se trouve la marge. Dans son rapport 2024 sur la performance du système de santé, le KCE classe la Belgique dernière de l’UE-14 pour la mortalité évitable par la prévention, chez les hommes comme chez les femmes, alors que sa mortalité « traitable » — celle qui dépend de la qualité des soins — figure parmi les plus basses d’Europe. Notre pays consacre 1,8 % de ses dépenses de santé à la prévention, contre 3,4 % en moyenne dans l’OCDE et 4 % dans l’Union. Nous excellons à soigner ce que nous ne cherchons pas à éviter.

La facture est lourde. Quelque 25 600 décès annuels sont attribuables aux facteurs de risque évitables, dont 12 500 au tabac. Fin 2025, l’INAMI recensait 576 643 malades de longue durée, un record, en hausse de 105 000 en cinq ans, pour 10,6 milliards d’euros d’indemnités d’invalidité versées sur la seule année 2025. Et la longévité belge est trompeuse : nous vivons 82,6 ans, mais seulement 64 ans en bonne santé — près de dix-neuf années passées avec des limitations, avec un écart de dix à treize ans d’espérance de vie sans incapacité entre les plus et les moins diplômés.

La cause est institutionnelle. La prévention est éclatée entre jusqu’à douze ministres, et surtout : ceux qui devraient investir — les entités fédérées — ne sont jamais ceux qui récoltent les économies, engrangées par le fédéral via l’INAMI. DéFI propose donc de confier la prévention au fédéral, seul niveau qui bénéficie financièrement de ses résultats, sans créer d’organisme supplémentaire : une direction générale de la prévention au SPF Santé publique, un budget porté de 1,15 à 2,55 milliards d’euros par an et inscrit à l’INAMI, et les opérateurs de terrain existants — AViQ, Departement Zorg, Cocom, Cocof, ONE, Kind en Gezin — maintenus et enfin financés sur objectifs. Le financement vient d’une fiscalité repensée : une taxe sodas à paliers qui récompense la reformulation, là où la taxe belge actuelle frappe même les boissons sans sucre sans rien changer à la consommation ; une trajectoire pluriannuelle sur le tabac ; un prix minimum de l’alcool ; un Nutri-Score obligatoire.

Le Pacte prévention s’autofinance dès la première année — ses recettes couvrent son investissement — mais ne dégage que 0,35 milliard net sur la législature ; l’essentiel du résultat budgétaire immédiat, 1,8 milliard, vient d’un plan d’efficience distinct portant sur les médicaments, la pertinence des actes, l’hôpital et l’administration. Ensemble, les deux dégagent environ 2,2 milliards d’euros avant les élections de 2029, puis montent vers 3 milliards nets par an à l’horizon 2032-2033, prévention intégralement payée. À terme, 4 000 à 6 000 décès prématurés évités chaque année et 50 000 malades de longue durée en moins par rapport à la tendance.

Nous sommes les champions d’Europe de la réparation et les cancres de la prévention. Chaque année d’immobilisme coûte des milliers de vies et des milliards d’euros. Notre plan ne crée aucune structure nouvelle : il donne un cap, un budget et un payeur à ceux qui travaillent déjà sur le terrain. C’est le seul plan d’économies en santé qui commence par sauver des vies.

François De Smet, député fédéral DéFI

Prévenir plutôt que guérir ne peut plus être un slogan : cela doit devenir une priorité politique et budgétaire. Aujourd’hui, notre santé dépend encore trop de notre niveau d’études, de nos revenus ou de l’endroit où nous habitons. C’est inacceptable. Avec ce Pacte, DéFI fait un choix clair : investir davantage pour éviter la maladie, réduire les inégalités et, en même temps, rendre notre système de santé plus soutenable. Une prévention efficace, c’est une politique qui protège mieux, tout en dépensant mieux.

Sophie Rohonyi, présidente de DéFI

Les chiffres clés du dossier

  • 1,8 % des dépenses de santé consacrés à la prévention en Belgique, contre 3,4 % en moyenne dans l’OCDE (Panorama de la santé 2025).
  • Dernière place de l’UE-14 pour la mortalité évitable par la prévention (KCE, rapport de performance 2024).
  • 576 643 malades de longue durée fin 2025 ; 10,6 milliards € d’indemnités d’invalidité en 2025 (INAMI).
  • 82,6 ans d’espérance de vie, mais 64 ans en bonne santé ; jusqu’à 13,4 ans d’écart d’espérance de vie sans incapacité selon le diplôme (Sciensano).
  • 55 % contre 26 % de participation au dépistage colorectal, Flandre contre Wallonie ; 84,3 % contre 50,2 % pour la vaccination HPV des filles.
  • +2,2 milliards € d’économies nettes cumulées avant 2029 ; 3 milliards € par an en régime de croisière, prévention intégralement financée.
  • 4 000 à 6 000 décès prématurés évités par an à terme ; 50 000 malades de longue durée en moins à l’horizon 2033 par rapport à la tendance.

Tags

  • Santé

Communiqué de presse

Environnement Sécurité

Incendie des Hautes Fagnes : DéFI exige des comptes sur la préparation de la Belgique aux catastrophes

DéFI demande la convocation urgente des commissions compétentes des parlements fédéral et wallon et exige des réponses sur les moyens aériens, la Protection civile, la coordination des secours e

17.08.2026

Communiqué de presse

Bonne gouvernance Logement

39 recommandations pour pour assainir la gestion du logement social.

La commission d’enquête sur le Foyer Anderlechtois devait faire toute la lumière sur des pratiques qui ont profondément abîmé la confiance des Bruxellois dans le logement social. Mais depuis le

09.07.2026