Plan PME fédéral : DéFI soutient le cap, mais exige un impact concret pour les indépendants et les TPE
La ministre fédérale des PME a présenté un Plan PME ambitieux, structuré autour de près de 90 mesures visant à améliorer l’environnement des entreprises en Belgique : simplification administrative, accès au financement, seconde chance, protection sociale des indépendants, soutien à l’innovation.
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Publié le 27.01.2026
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min.
DéFI partage pleinement cette orientation générale, cohérente avec sa ligne de libéralisme social : libérer l’initiative économique tout en sécurisant les parcours entrepreneuriaux.
Mais pour DéFI, un plan PME crédible doit avant tout répondre à une réalité incontournable : le tissu économique belge est composé quasi exclusivement de micro-entreprises.
En Belgique, près de 84 % des entreprises n’emploient aucun salarié et 97 % comptent moins de 10 travailleurs. Ce sont elles qui doivent être au cœur de l’action publique.
Un plan qui va dans le bon sens…
DéFI salue plusieurs orientations positives du Plan PME :
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la reconnaissance de la surcharge administrative et la volonté affichée de simplifier (principe Only Once, digitalisation, rationalisation de certaines obligations) ;
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des avancées en matière de protection sociale des indépendants, notamment sur la maternité et la parentalité ;
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la volonté de faciliter la seconde chance après un échec entrepreneurial ;
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des outils visant l’accès au financement, l’innovation et la mobilisation de l’épargne ;
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des mesures en faveur de la concurrence loyale et de la sécurité des commerces.
Ces leviers s’inscrivent clairement dans l’ADN de DéFI : libérer l’esprit d’entreprendre, réduire la bureaucratie et sécuriser les parcours.
… mais un risque de décalage avec la réalité des petites structures
Malgré ce cap positif, DéFI identifie plusieurs points de vigilance majeurs.
1. Trop de mesures, pas assez de priorités claires
Avec près de 90 mesures, le Plan ressemble davantage à une feuille de route qu’à un plan opérationnel. Les indépendants et TPE ont besoin de réponses rapides et concrètes, car leur quotidien se joue sur trois variables simples : le temps, la trésorerie et les délais.
La question centrale reste : qu’est-ce qui change concrètement dans les 6 à 12 prochains mois ?
2. Un risque de dilution à l’exécution
La mise en œuvre du Plan est éclatée entre de nombreux niveaux et compétences. Sans gouvernance claire ni priorités hiérarchisées, le risque est réel de voir certaines mesures rester lettre morte, comme cela a déjà été le cas par le passé.
3. Des angles morts importants
Plusieurs acteurs économiques pointent l’absence de réponses directes sur :
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le coût du travail, pourtant identifié comme un frein majeur à l’embauche ;
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le coût de l’énergie, particulièrement sensible pour les petites structures ;
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la stabilité et la lisibilité fiscales, essentielles pour permettre aux indépendants d’investir et d’embaucher.
La proposition clé de DéFI : un Test PME/TPE opposable
Face à ces constats, DéFI formule une proposition claire et structurante :
👉 instaurer un Test PME/TPE obligatoire, public et contraignant.
Aucune nouvelle règle ne devrait être adoptée sans mesurer son impact réel sur les indépendants et les très petites entreprises : temps administratif, coût financier, complexité.
Si l’impact est disproportionné, il doit y avoir une obligation de corriger, de compenser, de phaser ou d’exempter.
C’est une question de cohérence, mais aussi de justice économique.
Des mesures concrètes pour un impact rapide
DéFI plaide également pour un recentrage du Plan autour de mesures à impact immédiat, notamment :
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des délais de paiement stricts pour les pouvoirs publics, avec intérêts automatiques en cas de retard ;
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un guichet unique PME réellement efficace, avec délais de réponse garantis ;
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une simplification réelle des marchés publics pour les rendre accessibles aux PME ;
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un droit à l’erreur encadré pour les petites structures ;
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des aides à l’embauche lisibles, rapides et prévisibles ;
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un dispositif simple de formation des dirigeants (gestion, RH, numérique, IA).
Soutenir toutes les formes d’entrepreneuriat, sans en oublier aucune
DéFI ne met pas les entreprises en concurrence entre elles.
Start-ups, PME, professions libérales, indépendants : toutes sont essentielles. Mais la solidité de l’ensemble repose d’abord sur son socle : les indépendants et les très petites entreprises.
📌 DéFI soutient donc un Plan PME ambitieux, à condition qu’il améliore concrètement le quotidien des entrepreneurs, en particulier ceux qui n’ont ni service juridique, ni service RH, ni trésorerie de réserve.
Un plan PME réussi, ce n’est pas une accumulation d’intentions.
👉 C’est un plan qui fait gagner du temps, de la lisibilité et de l’oxygène économique à celles et ceux qui entreprennent.
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