Réforme du minerval : le gouvernement manque sa cible et ignore la réalité des étudiants.

DéFI Jeunes et DéFI estiment que la réforme du minerval portée par le gouvernement MR–Engagés passe à côté de ses objectifs et ne répond pas aux réalités concrètes vécues par les étudiants.

  • Publié le 24.03.2026

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Si un réajustement après plus d’une décennie de gel du minerval peut s’entendre, la méthode choisie interroge réellement. En appliquant une hausse uniforme, le gouvernement fait peser le poids de la situation budgétaire sur les étudiants et leurs familles, sans tenir compte de la réalité de leurs parcours. Et circonstance aggravante : ces hausses n’alimentent en rien un nouveau financement bien nécessaire de l’enseignement supérieur. C’est injuste et cynique.

Pour rappel, la précarité étudiante est aujourd’hui largement documentée : une majorité d’étudiants travaillent pour financer leurs études, souvent au détriment de leur réussite académique. Dans le même temps, 81 % d’entre eux ne terminent pas leur cursus dans les délais théoriques, ce qui signifie que la grande majorité se retrouve en fin de parcours avec un nombre réduit de crédits à valider.

Ces réalités rendent le système actuel profondément injuste. Imposer un minerval plein à un étudiant qui n’a plus que quelques crédits à valider revient à nier la diversité des trajectoires et les difficultés rencontrées.

« L’enjeu n’est pas de refuser toute réforme, mais de la rendre juste. Aujourd’hui, le système ne distingue pas suffisamment les situations. Résultat : il manque sa cible et ne répond pas aux besoins réels des étudiants et de l’enseignement supérieur. »

Maxime Timmerman, président de DéFI Jeunes

Face à cette situation, DéFI propose sous l’impulsion de DéFI Jeunes une réforme claire et cohérente : instaurer un minerval proportionnel au nombre de crédits suivis.

Concrètement, cette proposition repose sur plusieurs principes essentiels :

  • le maintien de la gratuité pour les étudiants boursiers ;
  • une base fixe garantissant l’équilibre du système ;
  • un coût variable adapté au nombre de crédits suivis.

 

Un tel modèle permettrait de mieux refléter la réalité des parcours étudiants, tout en évitant que la fin des études ne devienne un piège financier. Un étudiant qui ne suit pas une année complète ne paierait plus 1.194 €, mais un montant réellement proportionnel à ses crédits.

Pour DéFI, cette réforme constitue une réponse de bon sens à une problématique bien connue. Elle s’inscrit dans une logique déjà appliquée ailleurs, notamment en Flandre, où le minerval est en partie calculé en fonction des crédits.

Les amarantes soulignent ainsi plusieurs points essentiels :

  • Le système actuel est aveugle aux réalités des étudiants et pénalise injustement les parcours de la majorité des étudiants ;
  • Cette augmentation du minerval n’est pas liée à une stratégie de refinancement de l’enseignement supérieur ;
  • Un minerval proportionnel permet de mieux répartir l’effort financier en fonction de la charge réelle d’étude ;
  • Elle évite que des difficultés académiques ou personnelles ne se transforment en sanction financière ;

 

DéFI appelle dès lors le gouvernement à revoir sa copie et à intégrer cette proposition dans la réforme en cours.

DéFI réaffirme son engagement à défendre un accès équitable à l’enseignement supérieur et à promouvoir des politiques qui tiennent compte des réalités vécues par les étudiants, tant au niveau social qu’académique.

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