Survol du Brabant wallon – DéFI dénonce le rejet de sa question : “c’est un déni de démocratie!”
Le conseiller provincial Luc D’Hondt (DéFI) a récemment vu sa question sur les conséquences du changement d’actionnariat de Brussels Airport Company rejetée au conseil provincial du Brabant wallon.
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Publié le 03.07.2025
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Cette question faisait suite à la décision de la Région flamande de devenir l’actionnaire majoritaire de la société.
Pour DéFI, il était légitime de se demander si les nouveaux choix de gestion tiendront compte – ou non – des préoccupations des riverains wallons de l’aéroport, dont une grande partie réside en Brabant wallon.
Et pourtant, la présidente du conseil provincial a déclaré cette question irrecevable, au motif que la province n’est pas compétente en matière de survols aériens.
Une décision abusive, infondée et paradoxale.
En effet, cette décision est contestable sur le fond comme sur la forme
- Sur le fond, car l’impact du survol des avions sur les habitants du Brabant wallon constitue bel et bien un sujet d’intérêt provincial, en lien direct avec la qualité de vie, la santé publique et l’environnement, tous au cœur des préoccupations provinciales.
- Sur la forme, la question rejetée visait notamment à relayer la proposition de l’association Épures de créer un observatoire des nuisances aériennes réunissant la Province et les communes concernées, et ce en vue de coordonner les actions locales face à un problème global.
DéFI dénonce également l’absurdité d’un double discours
Enn effet, le président du Collège provincial, Tanguy Stuckens, aborde lui-même la problématique du survol sur son propre site internet (voir : https://www.tanguystuckens.be/louest-du-brabant-wallon-confronte-au-survol-intempestif-des-avions).
Le sujet serait-il donc “hors compétences” lorsqu’il est porté par un élu de l’opposition, mais “légitime” lorsqu’il est porté par le président du Collège ?
De même, la députée-bourgmestre Florence Reuter (MR) s’est exprimée à plusieurs reprises sur ce thème, reconnaissant l’impact direct des survols sur les communes wallonnes.
Enfin, notre député fédéral François De Smet a pu poser cette même question au conseil communal de Woluwe-Saint-Pierre.
En rejetant la question de notre conseiller Luc D’Hondt, le Collège provincial passe à côté de son rôle d’interface entre le citoyen et les autres niveaux de pouvoir.
“Nous regrettons cette attitude de fermeture et appelons la majorité provinciale à sortir de l’absurdité bureaucratique pour enfin assumer pleinement ses responsabilités, en facilitant le dialogue entre les communes, la Province et les autres niveaux de pouvoir concernés “ s’insurge Véronique Vandegoor Présidente de DéFI Brabant wallon
En conclusion, DéFI dénonce un traitement arbitraire incompatible avec une gouvernance transparente et équitable que DéFI défend, mais aussi une manœuvre pour museler un débat démocratique autour d’un sujet essentiel de santé publique et de sécurité qui dépasse largement le cadre d’une seule commune.
“Refuser de débattre, c’est refuser d’entendre les inquiétudes des citoyens. C’est aussi nier la responsabilité de la Province dans la défense de ses habitants et son rôle d’interface entre le citoyen et les autres niveaux de pouvoir. La province doit défendre les intérêts de nos habitants! Pas ceux des gouvernements! ” annonce le conseiller provincial DéFI.
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