Hermann-Debroux : DéFI invite à la concertation entre Région bruxelloise et Province du Brabant wallon

– LE 7 JUILLET 2022 –

La future démolition du Viaduc Hermann-Debroux invite les navetteurs du Brabant wallon à repenser leurs déplacements vers Bruxelles. Or, la concertation entre Bruxelles et la Wallonie, indispensable pour mettre en place des solutions avant, pendant et après le chantier, est au point mort. Luc D’Hondt, conseiller provincial, propose que la Province du Brabant wallon, concernée par ces changements, puisse être associée à la réflexion.

  • Publié le 07.07.2022

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En mai dernier, Luc D’Hondt, conseiller provincial et chef de groupe en Brabant wallon, interpellait le Conseil sur la démolition du viaduc Hermann Debroux à l’horizon 2030, et les solutions envisagées pour les milliers de navetteurs qui l’empruntent chaque jour.

L’entrée de Bruxelles sera totalement transformée d’ici 10 à 15 ans, dans un projet qui, accordera une place plus importante aux modes actifs (vélos, piétons, …). Cette décision qui s’inscrit dans une vision apaisée et équilibrée de ce quartier, est en phase avec les enjeux d’aujourd’hui. La bourgmestre d’Auderghem, Sophie de Vos, a elle-même rappelé que « [sa] volonté principale, c’est que des solutions de mobilité soient trouvées avant la destruction des viaducs pour éviter tout problème de circulation pour les riverains ».

Inclure les non-Bruxellois dans la réflexion

Pour Luc D’Hondt, il n’est nullement question de contester la décision de démolir le viaduc et de réaménager le quartier. Mais la réflexion sur la gestion de la mobilité autour de ce chantier doit aussi se faire avec les utilisateurs de ces infrastructures, y compris les non-Bruxellois.

« Nous le savons, déclarait Luc D’Hondt, les riverains ne seront pas les seuls à être affectés par ce chantier au long cours, dont la portée dépasse largement le territoire d’Auderghem. Pour les navetteurs du Brabant wallon, ceux de quasi toute la Wallonie et d’une partie du Brabant flamand, les enjeux sont importants également.»

C’est ensemble, Wallons et Bruxellois, que nous pourrons développer des solutions dans l’intérêt de tous nos concitoyens.

Luc D’Hondt

La mobilité actuelle, le transport routier essentiellement, affecte lourdement nos émissions de CO2. Bien que toutes les alternatives à la voiture doivent être soutenues, le train et le vélo ne régleront pas tous les problèmes. Luc D’Hondt poursuit : « Je pense à ceux qui se rendent chaque jour à Bruxelles et qui ont besoin de leur véhicule, notamment pour des raisons professionnelles. À ceux qui ne sont pas capables de rouler à vélo, comme les personnes à mobilité réduite. Enfin plus largement, tous ceux dont les communes ne sont pas suffisamment desservies par les transports en commun.

Entre les décisions liées à l’interdiction de certains véhicules à Bruxelles, et les travaux titanesques annoncés, je suis très inquiet, à nouveau, encore, toujours, quant à la mobilité entre nos deux régions. La portée interrégionale, voire nationale, de cette décision me semble justifier largement, et dès que possible, une concertation avec notre province, avec la Région wallonne, et les acteurs de solution : TEC, STIB, SNCB… entre autres. »

Se concerter dans l’intérêt des usagers

Luc D’Hondt rappelait également combien il est nécessaire, que la Région bruxelloise et les provinces du Brabant wallon et flamand, au minimum, travaillent ensemble dans l’intérêt des usagers des routes et des transports en commun : « La concertation est plus que jamais nécessaire, à un niveau supra-communal et régional, faute de quoi régnera le chaos à l’entrée de Bruxelles avec toutes les conséquences économiques et environnementales que cela entraînera. »

Le lieu de cette concertation est tout désigné : c’est la Communauté métropolitaine bruxelloise, prévue par la sixième réforme de l’Etat. Force est de constater que, plus de 10 ans après la réforme, cette instance n’existe que sur papier.

Il a dès lors invité l’ensemble du Conseil à réfléchir à une motion de recommandation commune, motion présentée au Conseil du 30 juin et votée par DéFI, les Engagés, le MR et le PS. Le texte, résolument constructif, demande

  • la mise en place, sans tarder, de la Communauté métropolitaine de Bruxelles, afin de disposer de l’organe de concertation adapté sur les questions de mobilité
  • que la Région wallonne saisisse le Comité de Concertation du dossier Hermann-Debroux et à se mobiliser dans la concertation avec la Région de Bruxelles-Capitale afin de défendre les intérêts de ses navetteurs
  • que la Région de Bruxelles-Capitale associe la Province du Brabant wallon et la Région wallonne aux études, impacts et solutions à mettre en place dans le cadre de la démolition du viaduc
  • que le Collège provincial se fasse le relais de ces échanges auprès des communes brabançonnes concernées.

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