Iran : DéFI appelle à une enquête internationale indépendante et aux sanctions

– LE 6 OCTOBRE 2022 –

Ce jeudi 6 octobre en séance plénière, Sophie Rohonyi a interpellé la ministre des Affaires étrangères sur la vague de manifestations réprimées en Iran suite au décès de Mahsa Amini.

  • Publié le 07.10.2022

  • min.

Trois semaines, jour pour jour, après la mort en détention de Mahsa Amini, 22 ans, la vague de manifestations continue à prendre de l’ampleur en Iran, malgré la répression.

Arrêtée le 13 septembre dernier à Téhéran pour «port inapproprié des vêtements», le décès de la jeune Iranienne a déclenché une vague de protestations en Iran et partout ailleurs. Ces manifestations sont à ce jour les plus importantes en Iran depuis celles de novembre 2019.

“Silence, on tue”

Depuis la mort de Mahsa, nous avons appris la mort de dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants.

Depuis le début des répressions, “92 personnes sont mortes. 1200 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté pour leurs libertés” accuse notre députée.

Et d’ajouter “des répressions meurtrières que le régime iranien poursuit, à l’abri des regards, puisqu’il a drastiquement limité l’accès à Internet.”

La réponse de la ministre

La ministre des Affaires étrangères a déclaré avoir sollicité auprès de son homologue iranien une enquête sur les répressions en cours.

Insuffisant pour Sophie Rohonyi qui souligne que “c’est précisément le gouvernement de votre homologue iranien qui a ordonné aux forces de l’ordre d’agir « fermement » contre les manifestants.”

Car, face à l’envergure des manifestations, le pouvoir iranien est resté ferme.

Après que le président iranien Ebrahim Raïssi ait appelé les forces de l’ordre à agir « fermement contre ceux qui portent atteinte à la sécurité du pays et du peuple »; le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a exclu toute indulgence à l’encontre des instigateurs des « émeutes ».

Enfin, notre députée fédérale appelle à la tenue d’une enquête internationale indépendante, mais aussi des sanctions. Des sanctions d’ailleurs soutenues par notre ministre. 

Et de conclure : “J’ose espérer que ces paroles vont être suivies d’actes parce qu’aujourd’hui ne pas agir, c’est être complices.”

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