Non à tout démantèlement supplémentaire
de la Fédération Wallonie-Bruxelles

– LE 27 SEPTEMBRE 2023 –

En ce 27 septembre, fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, DéFI rappelle son attachement à l’institution clé des Francophones. Et dénonce les velléités en cours de démantèlement partiel de la maison commune des Wallons et des Bruxellois.

  • Publié le 26.09.2023

  • min.

C’est un secret de polichinelle : des discussions seraient actuellement en cours entre les trois principaux partis francophones – PS, MR et Ecolo – en vue de détricoter une partie des compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles, hors enseignement et culture, au bénéfice des Régions. Par déduction, on peut comprendre que seraient potentiellement visés la santé, la petite enfance, l’aide à la jeunesse, le sport ou encore l’audiovisuel. 

Certains semblent imaginer qu’un transfert de ces matières aux Régions serait judicieux. DéFI pense au contraire que cela amènerait davantage de complexité dans les secteurs concernés, et menacerait à terme la viabilité des emplois. Ce sont des matières liées aux personnes, où la mobilité des travailleurs et des usagers entre Wallonie et Bruxelles constitue une force. Une division administrative serait tout simplement absurde et contraindrait travailleurs et usagers à être aux prises avec la complexité nouvelle de deux régimes d’agrément et de fonctionnement d’un secteur par Région, wallonne et bruxelloise, avec de surcroît le risque de voir ledit secteur se « bilinguiser » à Bruxelles. Un tel transfert n’aurait en outre aucun gain financier: l’état financier des régions wallonne et bruxelloise n’a rien à envier à celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et il est largement établi que toute division de ce genre comporte des coûts d’échelle. 

Pour Michaël Vossaert, chef de groupe DéFI à la Fédération Wallonie-Bruxelles, “au lieu de détricoter la Fédération, commençons enfin et concrètement par l’évaluation réelle des politiques menées en Fédération Wallonie-Bruxelles, et en particulier celle des moyens dépensés. Depuis le début de cette législature, le gouvernement actuel traîne la patte pour réaliser cet exercice de revue des dépenses . En outre, valoriser le projet francophone entre Wallons et Bruxellois, c’est renforcer les complémentarités entre les régions, mais c’est aussi renforcer le sentiment de fierté d’être francophone dans ce pays”. 

Pour François De Smet, président de DéFI, “le transfert de ces matières aux Régions irait contre le sens de l’histoire : les Francophones ont besoin de davantage d’union et d’efficacité. Diviser ces compétences engendrera plus de désordre, plus de compétition entre entités, plus de difficultés administratives et plus de frais pour la collectivité, puisqu’il faudra multiplier les structures administratives”.

L’avenir des institutions francophones doit passer par une rationalisation et une réduction des organismes, non pas par la multiplication de ceux-ci. Ce qui est essentiel, c’est de renforcer la Fédération et cesser de l’affaiblir. En ce 27 septembre, fête de tous les Francophones, DéFI appelle les autres partis francophones au sens des responsabilités et à protéger leur maison commune.

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Olivier Maingain

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