Elections 2024 en Wallonie :
la bonne gouvernance attendra
– LE 8 JUIN 2023 –
Le Parlement de Wallonie vient d’entériner plusieurs mesures en vue du double scrutin de juin et octobre 2024. Parmi celles-ci, et alors que la majorité PS-MR-Ecolo avait pourtant promis leur disparition dans son accord de gouvernement, le maintien des suppléants sur les listes régionales qui n’est rien d’autre qu’un artifice utilisé par les partis pour placer les candidats qu’ils souhaitent vraiment voir siéger.
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Publié le 08.06.2023
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Une occasion ratée pour une meilleure gouvernance …
Les suppléants, ce sont ces candidats qui sont appelés à siéger dans l’hypothèse où un effectif est appelé à d’autres fonctions ou démissionne. A priori rien d’anormal sauf qu’ils sont invités à prêter serment même si des candidats effectifs font plus de voix qu’eux. En d’autres termes, c’est un mécanisme maintenu par les partis traditionnels pour d’une part augmenter leur assise électorale en alignant davantage de candidats et, d’autre part, placer aux meilleures places suppléantes des candidats potentiellement moins populaires mais qu’ils souhaitent voir siéger, faisant fi des préférences émises par les électeurs.
Pour Daniel Soudant, Président du Comité Permanent Wallon de DéFI, “c’est un déni de démocratie ; les Wallonnes et les Wallons méritent mieux”.
Rappelons que DéFI reste pionnier en la matière puisque les suppléants ont disparu des listes électorales depuis 2019 sur base de propositions portées par Didier Gosuin et Emmanuel De Bock depuis 2013 et redéposées en 2017… et qu’elles ont été validées notamment par les mêmes partis qui, aujourd’hui en Wallonie, ont refusé cette évolution en matière de transparence et de bonne gouvernance. Où est donc la cohérence?
On n’est pas à une contradiction près…
Parmi les autres mesures, on notera quand même celle positive de l’abaissement (de 66% à 33%) du seuil à atteindre pour avoir accès aux règles de l’apparentement qui permettent aux partis d’obtenir des élus en regroupant l’ensemble des voix à l’échelle d’un arrondissement ou d’une province. Cette avancée permet d’avoir une assemblée parlementaire un peu plus représentative de l’électorat.
Mais comme rien n’est jamais simple en Wallonie, alors que les édiles wallons ont voté cette réforme pour le Parlement wallon mais ont décidé de maintenir les règles ancestrales pour les scrutins provinciaux ! Les citoyens apprécieront ce double langage… à moins que ce ne soit un manque de considération de l’institution provinciale ?
Et Daniel Soudant de conclure par sa volonté d’ancrer DéFI en Wallonie, y compris en travaillant à l’élection de plusieurs députés wallons dès 2024 afin, notamment, de dénoncer ces pratiques d’un autre temps et de peser dans les réformes qui ne sont jusqu’ici que des réformettes guidées par les luttes de pouvoirs et non dans l’intérêt du citoyen et de l’éthique.
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